Les antiviraux à action directe servant à traiter l’hépatite C pourraient réactiver l’hépatite B

Date de début :
1 décembre 2016
Type de communication :
Mise à jour
Sous-catégorie :
Biologique/vaccin
Source :
Santé Canada
Problème :
Renseignements importants en matière d'innocuité, Danger microbien, Maladie
Public :
Grand public, Professionnels de la santé, Hôpitaux
Numéro d’identification :
RA-61274

Problème

OTTAWA – Selon un récent examen de l’innocuité effectué par Santé Canada, la prise d’antiviraux à action directe pour le traitement de l’hépatite C pourrait entraîner une réactivation de l’hépatite B chez les patients infectés par les virus de l’hépatite B et C. La réactivation de l’hépatite B est la réapparition d’une infection active, ce qui peut entraîner de graves complications comme une insuffisance hépatique.

De ce fait, Santé Canada travaille avec les fabricants pour améliorer l’information posologique sur ces médicaments en y ajoutant une nouvelle mise en garde contre ce risque.

Les antiviraux à action directe sont des médicaments d’ordonnance servant à traiter et, dans la plupart des cas, à guérir l’hépatite C chronique chez les adultes. Si elle n’est pas traitée, l’hépatite C chronique peut causer de graves problèmes de foie, notamment la cirrhose (cicatrisation) et le cancer du foie, et entraîner la mort.

Lorsque Santé Canada a terminé son examen de l’innocuité en octobre 2016, aucun cas de réactivation de l’hépatite B n’avait été détecté au Canada. Treize cas avaient toutefois été recensés à l’étranger. Dans certains cas, les symptômes observés correspondaient à ceux d’une réactivation modérée ou sévère de l’hépatite B, et un cas s’était soldé par une insuffisance hépatique ayant nécessité une greffe de foie.

Santé Canada continuera de surveiller et d’évaluer le risque de réactivation de l’hépatite B associé à l’utilisation d’antiviraux à action directe. Il mettra la population canadienne au courant de toute nouvelle information relative à l’innocuité, si besoin est.

Voici la liste des antiviraux à action directe offerts sur le marché canadien.

  • Daklinza (daclatasvir)
  • Epclusa (sofosbuvir, velpatasvir)
  • Galexos (siméprévir)
  • Harvoni (sofosbuvir, lédipasvir)
  • Holkira Pak (dasabuvir, paritaprévir, ombitasvir, ritonavir)
  • Sovaldi (sofosbuvir)
  • Sunvepra (asunaprévir)
  • Technivie (paritaprévir, ombitasvir, ritonavir)
  • Zepatier (grazoprévir, elbasvir)

Ce que vous devrez faire

  • Si vous avez ou avez eu l’hépatite B ou si vous avez d’autres problèmes de foie (comme la cirrhose), informez-en le professionnel de la santé avant de commencer un traitement par les antiviraux à action directe.
  • Si vous avez des questions ou des inquiétudes au sujet de l’utilisation d’antiviraux à action directe, adressez-vous à un professionnel de la santé.
  • N’arrêtez pas de prendre les antiviraux à action directe sans consulter un professionnel de la santé.

Liens connexes

Ce que doivent faire les professionnels du milieu

  • Les professionnels de la santé devraient soumettre tous les patients à un dépistage pour détecter toute infection actuelle ou antérieure par le virus de l’hépatite B avant d’amorcer un traitement par les antiviraux à action directe contre l’hépatite C. 
  • Les patients ayant ou ayant eu l’hépatite B qui suivent un traitement par les antiviraux à action directe devraient être surveillés pendant le traitement et le suivi après traitement. Cette surveillance devrait notamment porter sur les signes cliniques et les résultats de laboratoire associés à une poussée d’hépatite ou à une réactivation de l’hépatite B.

Signaler un problème lié à la santé ou à la sécurité

Pour signaler tout effet secondaire d’un produit de santé à Santé Canada :

  • Composez sans frais le 1-866-234-2345;
  • Consultez la page Web de Santé Canada sur la déclaration des effets secondaires afin de savoir comment faire une déclaration en ligne, par la poste ou par télécopieur.

Renseignements aux médias

Santé Canada
613-957-2983

Renseignements au public

613-957-2991
1-866 225-0709