Résumé des résultats de l'Enquête sur le tabagisme chez les jeunes 2012-2013

Contexte

L'Enquête sur le tabagisme chez les jeunes (ETJ) 2012-2013 marque le septième cycle de collecte de données sur la consommation de tabac, d'alcool et de drogues chez les jeunes. Au total, 47 203 élèves de la 6e à la 12e année (de la 6e année au secondaire V au Québec) représentant 2,5 millions de jeunes canadiens ont répondu à l'enquête, qui a été réalisée de novembre 2012 à juin 2013. Des données sur le tabagisme ont été recueillies auprès des élèves de la 6e à la 12e année, tandis que les élèves de la 7e à la 12e année ont également répondu à des questions sur la consommation d'alcool et de drogues.

L'ETJ a été menée pour la première fois en 1994 et a été réalisée aux deux ans depuis 2002. De 1994 à 2004-2005, seuls les jeunes de la 5e à la 9e année étaient retenus dans le cadre de cette enquête en milieu scolaire. En 2006-2007, la portée a été élargie pour inclure les élèves de la 5e à la 12e année. Étant donné les faibles taux de tabagisme chez les élèves de 5e année, il a été décidé de ne pas inclure ces derniers dans l'enquête 2008-2009 et les cycles subséquents.

L'enquête, menée au nom de Santé Canada par Propel Centre pour l'avancement de la santé des populations de l'Université de Waterloo, permet de recueillir de l'information sur la consommation de tabac, d'alcool et de drogues. Des renseignements sur l'intimidation, l'activité physique et le sentiment d'appartenance à l'école ont également été recueillis dans le cadre du cycle 2012-2013.

Toutes les hausses et les baisses indiquées ci-dessous sont des changements statistiquement significatifs (c.-à-d. qu'il est peu probable que ces taux aient été obtenus par hasard). L'expression « statistiquement significatif » ne sera donc pas répétée dans le texte afin d'améliorer la lisibilité.

Tabagisme

La prévalence de jeunes ayant déjà fumé la cigarette est au plus bas depuis qu'elle a été mesurée pour la première fois chez les jeunes canadiens. En 1994, près de la moitié des élèves de la 6e à la 9e année (45 %) indiquaient avoir déjà fumé la cigarette. Ce taux a diminué, pour atteindre 13 % (environ 192 000 jeunes) en 2012-2013. Chez les élèves de la 6e à la 12e année, la prévalence de jeunes ayant indiqué avoir déjà fumé la cigarette a également diminué depuis qu'elle a été mesurée pour la première fois à 33 % en 2006-2007, pour passer à 24 % (environ 603 000 jeunes).

En 2012-2013, 4 % des élèves de la 6e à la 12e année (environ 114 000 élèves) sont des fumeurs actuels; 2 % sont des fumeurs quotidiens et 2 %, des fumeurs occasionnels. La prévalence de fumeurs actuels (4%) chez les élèves de la 6e à la 12e année a diminué comparativement à 2010-2011 (6%).

L'âge moyen auquel les élèves de la 6e à la 12e année ont fumé une cigarette entière pour la première fois s'élève à 13,6 ans en 2012-2013.

Tabagisme chez les jeunes par province

En 2012-2013, chez les élèves de la 6e à la 12e année, la prévalence de jeunes ayant déjà fumé la cigarette s'élève, du plus bas au plus élevé, de 19 % en Colombie-Britannique à 33 % en Saskatchewan. Depuis 2010-2011, la prévalence d'élèves ayant indiqué avoir déjà fumé la cigarette a diminué à Terre-Neuve-et-Labrador (de 35 à 26 %), en Nouvelle-Écosse (de 32 à 24 %), en Alberta (de 29 à 22 %) et en Colombie-Britannique (de 30 à 19 %). La prévalence de jeunes ayant déjà fumé la cigarette est demeurée inchangée à l'Île-du-Prince-Édouard (25 %), au Québec (31 %), en Ontario (21 %) et en Saskatchewan (33 %). La prévalence de jeunes ayant déjà fumé la cigarette au Nouveau-Brunswick était 31 % en 2012-2013 (la province a refusé de participer à l'enquête de 2010-2011).

Source des cigarettes

Les résultats de l'enquête de 2012-2013 montrent que la majorité des jeunes canadiens obtiennent leurs cigarettes de sources sociales (données par des amis ou des membres de la famille, achetées ou obtenues par l'entremise d'une autre personne, achetées par une autre personne à la demande du jeune). Près des trois quarts (72 %) des élèves, ce qui représente environ 108 000 jeunes de la 6e à la 12e année, qui avaient fumé au cours des 30 derniers jours ont indiqué qu'ils ont obtenu leurs cigarettes auprès d'une source sociale. L'accès aux cigarettes par l'entremise de sources sociales est plus prévalent chez les fumeurs de la 6e à la 9e année (82 %), mais il demeure néanmoins la principale méthode pour accéder à des cigarettes chez les fumeurs de la 10e à la 12e année (67 %).

Tabac à narguilé (aussi connu sous le nom de chicha, hookah et narghilé)

Dans l'ensemble, la prévalence de l'utilisation de la pipe à eau (herbe ou tabac) a augmentée. Chez les jeunes de la 6e à la 12e année, 9 % (environ 231 000 jeunes) ont indiqué avoir déjà utilisé une pipe à eau pour fumer du tabac et 3 % (environ 87 000 jeunes) ont indiqué en avoir utilisé une au cours des 30 derniers jours, ce qui représente une augmentation comparativement à 2010-2011 (6 % et 2 % respectivement).

Consommation de produits du tabac aromatisés

Les produits du tabac aromatisés comprennent les cigarettes au menthol ainsi que les cigarillos, les cigares, le chicha (tabac à narguilé), le tabac à pipe, les feuilles d'enveloppe, les bidis, le tabac sans fumée et le papier à rouler aromatisés.

La prévalence de jeunes de la 6e à la 12e année indiquant avoir déjà consommé au moins un produit du tabac aromatisé au cours de leur vie a diminué au cours des trois derniers cycles, pour passer de 19 % (2008-2009) à 17 % (2010-2011), puis à 15 % (2012-2013).

La prévalence générale de la consommation de produits du tabac aromatisés au cours des 30 derniers jours chez les élèves de la 6e à la 12e année est demeurée inchangée, soit à 8 % (environ 205 000 jeunes) comparativement au cycle précédent (2010-2011). Toutefois, certains changements ont été observés chez les élèves de la 10e à la 12e année. La section ci-dessous présente un aperçu des changements relevés.

Consommation de produits du tabac aromatisés au cours des 30 derniers jours - parmi tous les élèves

La prévalence de la consommation de produits du tabac aromatisés au cours des 30 derniers jours chez les élèves de la 6e à la 9e année (2 %) n'est pas différente à celle mesurée pendant le cycle précédent (2010-2011). Toutefois, la prévalence a diminué chez les élèves de la 10e à la 12e année, pour passer de 5 %, ce qui présente environ 68 000 jeunes en 2010-2011, à 4 %, ce qui représente environ 47 000 jeunes en 2012-2013.

La prévalence de l'utilisation de pipe à eau pour fumer du tabac aromatisé au cours des 30 derniers jours chez les élèves de la 6e à la 9e année n'est pas différente à celle mesurée lors du cycle précédent (2010-2011), mais elle a augmenté chez les élèves de la 10e à la 12e année, pour passer de 3 %, ce qui représente environ 36 000 jeunes en 2010-2011, à 4 %, ce qui représente environ 45 000 jeunes en 2012-2013.

Chez les élèves de la 6e à la 12e année, la prévalence de la consommation de cigares aromatisés et de petits cigares aromatisés au cours des 30 derniers jours n'a pas changé en 2012-2013 comparativement à 2010-2011. En 2012-2013, 3 % (environ 77 000 jeunes) ont indiqué consommer des cigares aromatisés et 4 % (environ 102 000 jeunes), de petits cigares aromatisés.

En raison de la faible prévalence de consommation relevée au cours du cycle précédent, les renseignements sur la consommation de produit du tabac aromatisés sans fumée au cours des 30 derniers jours n'ont pas été recueillis pendant le cycle 2012-2013.

Prévalence de la consommation de produits du tabac aromatisés au cours des 30 derniers jours - parmi les consommateurs de produits du tabac au cours des 30 derniers jours

Chez les élèves de la 6e à la 12e année ayant indiqué avoir consommé au moins un produit du tabac au cours des 30 derniers jours, la prévalence de l'utilisation d'une pipe à eau pour fumer du tabac aromatisé a augmenté, pour passer de 13 % en 2010-2011 (environ 47 000 jeunes) à 17 % en 2012-2013 (environ 53 000 jeunes). Une augmentation de la prévalence de la consommation de cigares aromatisés au cours des 30 derniers jours a également été relevée. Elle est passée de 19 % en 2010-2011 (environ 71 000 jeunes) à 22 % en 2012-2013 (environ 70 000 jeunes).

La prévalence de la consommation de cigarettes au menthol et de petits cigares aromatisés (cigarillos) au cours des 30 derniers jours chez les élèves de la 6e à la 12e année qui ont indiqué avoir consommé au moins un produit du tabac au cours des 30 derniers jours n'est pas différente des résultats du cycle précédent (2010-2011). En 2012-2013, un jeune sur cinq (21 %) (environ 66 000 jeunes) a indiqué consommer des cigarettes au menthol et 30 % (environ 94 000 jeunes), de petits cigares aromatisés.

Alcool

Comme dans les cycles précédents, l'alcool est la substance la plus prévalente consommée par les élèves de la 7e à la 12e année. En 2012-2013, la prévalence de la consommation d'alcool au cours des 12 derniers mois a diminué à 41 % (ce qui représente environ 864 000 jeunes), comparativement à 45 % en 2010-2011. En moyenne, les jeunes consommaient leur première boisson alcoolisée à l'âge de 13,1 ans, un âge plus avancé comparativement à l'âge moyen de 12,8 ans relevé en 2008-2009 et en 2010-2011.

Environ trois élèves sur dix (29 %, soit environ 614 000 jeunes) ont indiqué avoir bu de façon excessive (c.-à-d. cinq boissons alcoolisées ou plus lors d'une même occasion) au cours des 12 derniers mois, soit une diminution comparativement au taux de 33 % relevé lors du cycle précédent (2010-2011).

Près du quart (24 %, soit environ 504 000 jeunes) des élèves de la 7e à la 12e année ont indiqué avoir bu une boisson alcoolisée et une boisson énergisante (comme Red BullMD, Rock StarMD, MonsterMD ou une autre marque) lors de la même occasion au cours de l'année précédant l'enquête. La prévalence de cette consommation ne peut pas être comparée avec celle de 2010-2011 puisque la question a été posée différemment pendant le cycle 2012-2013.

Consommation de marihuana et de « marihuana synthétique »

Comme dans les cycles précédents, les questions sur la consommation de drogue étaient uniquement posées aux élèves de la 7e à la 12e année. Les résultats montrent que la marihuana est la substance à laquelle est associée la plus haute prévalence, après l'alcool. En 2012-2013, un élève sur cinq (19 %, soit environ 413 000 jeunes) a indiqué avoir consommé de la marihuana pendant l'année précédant l'enquête, ce qui est semblable aux résultats de 2010-2011, mais un taux moins élevé que celui de 27 %, soit environ 637 000 jeunes, observé en 2008-2009.

Des renseignements sur la « marihuana synthétique » ont été recueillis pour la première fois en 2012-2013. Le terme « marihuana synthétique » désigne du matériel végétal qui a été vaporisé ou recouvert de cannabinoïdes synthétiques qui ont des effets semblables au THC, le produit chimique psychoactif se trouvant dans la marihuana. Un petit pourcentage des élèves de la 7e à la 12e année (1 %) a indiqué avoir consommé de la « marihuana synthétique » au cours des 12 derniers mois, ce qui représente environ 30 000 jeunes.

Les élèves de la 7e à la 12e année étaient, en moyenne, plus jeunes (13,6 ans) lorsqu'ils ont consommé pour la première fois de la « marihuana synthétique » que lorsqu'ils ont consommé de la marihuana pour la première fois (14,0 ans).

Autres drogues illicites

Les résultats du cycle de 2012-2013 montrent une diminution de la prévalence de la consommation au cours des 12 derniers mois de plusieurs substances chez les élèves de la 7e à la 12e année. Par exemple, le taux déclaré de consommation d'ecstasy est passé de 6 % en 2008-2009 à 5 % en 2010-2011, puis à 3 % en 2012-2013, ce qui représente environ 55 000 jeunes.

De même, la prévalence de la consommation de salvia pour son effet euphorique a diminué, pour passer de 5 % en 2008-2009, à 3 % en 2010-2011, puis à 2 % en 2012-2013 (environ 41 000 jeunes). Les résultats indiquent que la prévalence de la consommation de salvia chez les garçons (3 %) est plus élevée que chez les filles (1 %), une différence également observée lors du cycle précédent.

Dans le cadre du cycle de 2012-2013, des renseignements sur la consommation, au cours des 12 derniers mois, de stimulants synthétiques dérivés de la pipérazine nommés « BZP » et « TFMPP » ainsi que de stimulants synthétiques liés au cathinone, connus sous le nom de « sels de bain », ont été recueillis pour la première fois. En général, la prévalence de la consommation au cours des 12 derniers mois pour les élèves de la 7e à la 12e année était de 1 % pour chaque substance psychoactive, ce qui représente environ 10 000 élèves ayant déclaré consommer du « BZP » ou de la « TFMPP » et 14 000 ayant déclaré consommer des « sels de bain » au cours de la dernière année.

Abus de produits pharmaceutiques

Dans le cadre de l'ETJ, des renseignements sur la prévalence de l'abus de médicaments psychoactifs sur ordonnance (c.-à-d. des sédatifs, des tranquillisants, des stimulants ou des analgésiques) et de médicaments en vente libre (c.-à-d. du dextrométhorphane et des somnifères) au cours des 12 derniers mois ont été recueillis. Le taux de prévalence de la consommation de médicaments psychoactifs pour leur effet euphorique était le troisième taux plus élevé chez les jeunes canadiens, après la consommation d'alcool et de marihuana.

Quatre pour cent (4 %) des élèves de la 7e à la 12e année ont indiqué avoir déjà consommé au moins un médicament sur ordonnance pour ses effets euphoriques, ce qui représente environ 82 000 jeunes. Parmi les trois catégories de médicaments sur ordonnance visées par l'enquête, la prévalence de l'abus d'analgésiques était la plus élevée, mais a diminué pour passer de 4 % (environ 86 000 jeunes) en 2010-2011 à 3 % (environ 58 000 jeunes) en 2012-2013.

Des renseignements ont été recueillis sur la prévalence de la consommation de dextrométhorphane pour ses effets euphoriques. Le dextrométhorphane est un ingrédient actif se trouvant dans plusieurs médicaments en vente libre contre la toux et le rhume. Les résultats de 2012-2013 montrent que la prévalence de l'abus de médicaments chez les élèves de la 7e à la 12e année a diminué, elle est passée à 3 % (environ 65 000 jeunes) de jeunes ayant déclaré avoir consommé du dextrométhorphane pour ses effets euphoriques au moins une fois au cours des 12 derniers mois, comparativement à 5 % (environ 106 000 jeunes) en 2010-2011.

Facilité d'accès

Une mesure de la facilité d'accès aux substances consommées abusivement ou pour leur effet euphorique a été incluse pour la première fois dans l'ETJ 2012-2013. Les élèves devaient indiquer à quel point il était difficile pour eux d'obtenir différents types de drogues. Les résultats indiquent que près de la moitié des élèves (45 %, soit environ 953 000 jeunes) de la 7e à la 12e année croient qu'il serait « assez facile » ou « très facile » d'obtenir de la marihuana. Environ un élève sur sept a indiqué qu'il serait « assez facile » ou « très facile » d'obtenir de l'ecstasy (15 %, soit environ 316 000 jeunes) ou des hallucinogènes (14 %, soit environ 303 000 jeunes).

Les élèves devaient également indiquer à quel point il leur serait difficile d'obtenir des analgésiques. Le tiers des élèves de la 7e à la 12e année ont indiqué qu'il serait « assez facile » ou « très facile » d'en obtenir (33 %, soit environ 688 000 jeunes).

Comportement à risque

L'outil de dépistage CRAFFT est utilisé pour déterminer rapidement et de façon efficace si un jeune présente un risque élevé de développer un problème de consommation, d'abus ou de dépendance (Knight et autres, 1999 Note de bas de page 1). L'échelle se fonde sur six questions faisant référence aux comportements des jeunes à l'égard de la consommation de substances au cours des 12 derniers mois.

Chaque question décrit un comportement à risque à laquelle est attribué un point lorsqu'elle est répondue par l'affirmative. Un total de deux ou plus signifie que le jeune présente un risque élevé de développer un problème d'abus et qu'il devrait subir une évaluation plus complète.

Il a été déterminé qu'environ un élève sur cinq (21 %) présentait un risque élevé de développer un problème d'abus, ce qui représente environ 454 000 jeunes. La prévalence d'abus de substances ou d'alcool chez les élèves de la 10e à la 12e année (33 %, soit environ 350 000 jeunes) est plus élevée que celles relevées pour les élèves de la 7e à la 9e année (10 %, soit environ 104 000 jeunes).

Remerciements

L'ETJ 2012-2013 est un produit de Propel Centre pour l'avancement de la santé des populations de l'Université de Waterloo financé par Santé Canada.

Références

L'ETJ a été créé pour offrir des renseignements de surveillance continuelle, à jour et fiables sur la consommation de tabac, d'alcool et de drogues dans les écoles chez les jeunes (de la 6e à la 12e année). Elle offre de l'information essentielle à l'élaboration de politiques et de programmes. À compter de 2014-2015, l'enquête sera renommée l'Enquête canadienne sur le tabac, l'alcool et les drogues chez les élèves (ECTADE) pour mieux refléter sa nature à titre de source de données pour la surveillance de la consommation d'alcool et de drogues ainsi que sur le tabagisme chez les jeunes canadiens. L'enquête continuera d'être réalisée au deux ans et de recueillir de l'information sur la consommation de substances chez les élèves de la 6e à la 12e année dans toutes les provinces du Canada. La prochaine enquête devrait avoir lieu pendant l'année scolaire 2014-2015.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur l'Enquête ou ses résultats, veuillez communiquer avec Santé Canada par courriel, à tcp-plt-questions@hc-sc.gc.ca, ou par téléphone, au 1-866-318-1116 (sans frais).

Pour obtenir des renseignements supplémentaires sur le fichier de microdonnées à grande diffusion, veuillez communiquer avec Propel Centre pour l'avancement de la santé des populations de l'Université de Waterloo (www.ectade.ca).

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