Guide canadien d'immunisation : Partie 4 - Agents d'immunisation active

Vaccin contre la rougeole

Mis à jour : septembre 2016

Principaux renseignements (consulter le texte pour plus de précisions)

Quoi

  • La rougeole est présente partout dans le monde et elle représente l'une des maladies les plus transmissibles qui existent.
  • Des cas de rougeole sont importés au Canada, et il y a également au pays des éclosions occasionnelles de la maladie.
  • Le vaccin contre la rougeole est disponible sous forme de vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (RRO) ou sous forme de vaccin contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle (RROV).
  • Il est possible d'administrer le vaccin RRO ou des immunoglobulines humaines à des personnes réceptives qui ont été exposées à la rougeole.
  • On estime que l'efficacité d'une dose unique de vaccin contre la rougeole administrée entre l'âge de 12 et 15 mois varie entre 85 et 95 %. Avec la seconde dose, l'efficacité grimpe à près de 100 %.
  • Les réactions au vaccin RRO sont habituellement bénignes et transitoires, et comprennent une douleur et une rougeur au point d'injection, une fièvre inférieure à 39 °C et des éruptions cutanées. Les réactions au vaccin RROV incluent les suivantes : une douleur et un érythème au point d'injection, une fièvre inférieure à 39 °C chez 10 % ou plus des vaccinés, des éruptions cutanées semblables à celles causées par la varicelle, la rougeole ou la rubéole, un œdème au point d'injection, et une fièvre supérieure à 39 °C chez moins de 10 % des vaccinés.
  • Lorsque la première dose du vaccin RROV est administrée à des enfants âgés de 12 à 23 mois, il y a un plus grand risque de fièvre et de convulsions fébriles dans les 7 à 10 jours suivant la vaccination, comparativement à une administration distincte du vaccin RRO et du vaccin monovalent contre la varicelle au cours de la même visite. Ce risque est estimé à environ un épisode supplémentaire de convulsions fébriles pour chaque tranche de 2 300 à 2 800 doses du vaccin RORV.

Qui

  • Il est recommandé que le vaccin contenant le virus de la rougeole soit administré dans le cadre de l'immunisation systématique des enfants et de l'immunisation des enfants et des adolescents qui n'ont pas suivi le programme de vaccination systématique contre la rougeole.
  • Il est recommandé que le vaccin contenant le virus de la rougeole soit administré aux adultes réceptifs nés en 1970 ou après.
  • On suppose généralement que les adultes nés avant 1970 ont développé une immunité naturelle à la rougeole; toutefois, les travailleurs de la santé, les voyageurs se rendant à des destinations autres que l'Amérique du Nord et le personnel militaire réceptifs devraient recevoir le vaccin RRO, quelle que soit leur année de naissance.

Comment

  • Immunisation systématique des enfants : Il faut administrer 2 doses de tout vaccin (RRO ou RROV) contenant le virus de la rougeole. La première dose du vaccin contenant le virus de la rougeole devrait être administrée lorsque l'enfant est âgé de 12 à 15 mois et la deuxième dose, à 18 mois ou après, mais elle ne devrait pas être administrée après son entrée à l'école.
  • Enfants et adolescents qui n'ont pas été vaccinés : Il faut administrer 2 doses du vaccin contenant le virus de la rougeole. Le vaccin RROV peut être administré aux enfants en santé âgés de 12 mois à moins de 13 ans.
  • Adultes réceptifs nés en 1970 ou après : Il faut administrer 1 dose du vaccin RRO. Les personnes les plus susceptibles d'être exposées à la rougeole (les personnes voyageant hors de l'Amérique du Nord, les travailleurs de la santé, les étudiants qui fréquentent des établissements d'enseignement postsecondaire et le personnel militaire) devraient recevoir 2 doses du vaccin RRO.
  • Travailleurs de la santé et personnel militaire réceptifs qui sont nés avant 1970 : Il faut administrer 2 doses du vaccin RRO.
  • Voyageurs réceptifs nés avant 1970 qui se rendent ailleurs qu'en Amérique du Nord : Il faut administrer 1 dose du vaccin RRO.
  • Étudiants réceptifs nés avant 1970 qui fréquentent des établissements d'enseignement postsecondaire : L'administration de 1 dose du vaccin RRO devrait être envisagée.

Pourquoi

  • Les personnes qui n'ont jamais contracté la rougeole ou qui n'ont jamais été vaccinées contre la rougeole sont susceptibles d'être infectées.
  • Des complications surviennent dans 10 % des cas de rougeole.

Les révisions importantes comprises dans le présent chapitre sont mises en relief dans le tableau Mises à jour des chapitres du Guide canadien d'immunisation.

Épidémiologie

Description de la maladie

Agent infectieux

La rougeole est causée par le virus de la rougeole, qui appartient à la famille des Paramyxoviridae. Pour obtenir de plus amples renseignements sur le virus de la rougeole, veuillez consulter la Fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes.

Réservoir

Les humains.

Transmission

La rougeole est l'une des maladies infectieuses les plus transmissibles et les risques d'attaques secondaires dépassent les 90 % chez les personnes réceptives. Le virus est transmis par voie aérienne, par des gouttelettes aéroportées ou par contact direct avec des sécrétions du nez ou de la gorge de personnes infectées. La période d'incubation varie entre 7 et 18 jours, mais dure en moyenne 10 jours. L'intervalle entre l'exposition au virus et l'apparition des éruptions cutanées est d'environ 14 jours. La période de contagion débute 4 jours avant le stade prodromique et se termine 4 jours après l'apparition des éruptions cutanées. Les personnes qui s'en rétablissent développent une immunité permanente à la maladie.

Facteurs de risque

Les personnes qui n'ont jamais contracté la rougeole ou qui n'ont jamais été vaccinées contre la rougeole sont susceptibles d'être infectées. En général, au Canada, il peut être supposé que les adultes nés avant 1970 ont développé une immunité naturelle à la rougeole.

Personnes présentant le plus haut risque d'exposition à la rougeole

Les adolescents et les adultes présentant le plus haut risque d'exposition à la rougeole comprennent :

  • les personnes voyageant à l'extérieur de l'Amérique du Nord;
  • les travailleurs de la santé;
  • le personnel militaire;
  • les étudiants de niveau postsecondaire.
Tendances saisonnières et temporelles

Historiquement, la rougeole apparaissait principalement à la fin de l'hiver et au printemps dans les régions tempérées. La maladie survient maintenant seulement dans des cas sporadiques ou dans le cadre d'éclosions.

Spectre de la maladie clinique

Les symptômes de la rougeole comprennent la fièvre prodromique, la toux, le coryza, la conjonctivite, les taches de Koplik (taches blanches sur la muqueuse buccale) et une éruption cutanée qui se manifeste habituellement en premier lieu sur le visage, ensuite sur le tronc, et finalement sur les bras et les jambes. Des complications, comme l'otite moyenne ou la bronchopneumonie, apparaissent dans environ 10 % des cas signalés; elles sont plus fréquentes chez les personnes mal nourries et atteintes d'une maladie chronique ainsi que chez les nourrissons âgés de moins d'un an. Dans environ un cas signalé sur 1 000, la rougeole se complique d'une encéphalite pouvant laisser des séquelles cérébrales permanentes. L'infection rougeoleuse peut entraîner une panencéphalite sclérosante subaiguë, une maladie rare mais mortelle. Pendant la grossesse, la rougeole accroît le risque d'accouchement prématuré, d'avortement spontané et d'insuffisance pondérale à la naissance. La rougeole peut être très grave chez un sujet immunodéprimé.

Répartition de la maladie

La rougeole est présente partout dans le monde et elle représente l'une des maladies infectieuses les plus transmissibles.

La rougeole ne sévit plus au Canada depuis 1998; toutefois, on observe encore des cas et des éclosions découlant d'importations. Des mises à jour complètes sur l'épidémiologie de la rougeole au Canada sont publiées chaque année dans le Relevé des maladies transmissibles au Canada (RMTC) et le rapport de surveillance hebdomadaire de la rougeole et de la rubéole de l'ASPC.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la rougeole, y compris une description de la maladie, sa répartition et son épidémiologie, veuillez consulter les renseignements destinés aux professionnels de la santé.

Préparations offertes au Canada

Vaccins contenant la rougeole

  • M-M-R®II (vaccin combiné à virus vivants atténués contre la rougeole, la rubéole et les oreillons), Merck Canada Inc. (RRO)
  • PRIORIX® (vaccin combiné à virus vivants atténués contre la rougeole, la rubéole et les oreillons), GlaxoSmithKline Inc. (RRO)
  • PRIORIX-TETRA® (vaccin combiné à virus vivants atténués contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle), GlaxoSmithKline Inc. (RROV)
  • ProQuadMC (vaccin combiné à virus vivants atténués contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle), Merck Canada Inc. (RROV)
Au Canada, le vaccin contre la rougeole est seulement disponible sous forme de vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (RRO) ou de vaccin contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle (RROV). Dans d'autres pays, seul le vaccin contre la rougeole est donné.

Immunoglobulines humaines

  • GamaSTAN®S/D [immunoglobulines (humaines)], Grifols Therapeutics Inc.

Pour obtenir les renseignements thérapeutiques complets, consultez le dépliant du produit ou l'information contenue dans la monographie de produit disponible dans la Base de données sur les produits pharmaceutiques de Santé Canada.

Veuillez consulter le Contenu des agents immunisants utilisés au Canada de la Partie 1 pour obtenir une liste des vaccins et des agents d'immunisation passive offerts au Canada ainsi que des ingrédients qu'ils renferment.

Efficacité potentielle, efficacité réelle et immunogénicité

Immunogénicité

Dans les essais cliniques, l'administration de 1 seule dose de vaccin RRO suffit pour induire des anticorps contre la rougeole chez 95 % des enfants auparavant séronégatifs.

Chez les enfants âgés de 12 mois, 1 seule dose de vaccin RROV donne des taux de séroconversion similaires à ceux obtenus après l'administration concomitante du vaccin RRO et du vaccin monovalent contre la varicelle. Dans une autre étude menée chez des enfants ayant reçu 2 doses de RROV durant leur seconde année de vie, le taux de séropositivité pour la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle s'établissait, 3 ans après la vaccination, à 99; 97,4; 100 et 99,4 % respectivement.

Efficacité

On estime que l'efficacité de 1 dose unique de vaccin contre la rougeole administrée entre 12 et 15 mois varie entre 85 et 95 %. Avec une seconde dose, près de 100 % des enfants sont protégés. Toutefois, des éclosions de la rougeole sont survenues au sein de populations ayant des taux de couverture vaccinale élevés. En raison de l'infectiosité élevée de la rougeole, au moins 95 % de la population doit être immunisée pour développer une immunité collective.

Il n'existe aucune donnée sur l'efficacité à long terme du vaccin RROV.

Indications

Enfants en santé (âgés de 12 mois à moins de 18 ans)

Calendrier
Immunisation systématique
Enfants en santé (âgés de 12 mois à moins de 13 ans)

Dans le cadre de l'immunisation systématique des enfants âgés de 12 mois à moins de 13 ans, il faut administrer 2 doses de vaccin contenant le virus de la rougeole (RRO ou RROV). La première dose du vaccin contenant le virus de rougeole devrait être administrée lorsque l'enfant est âgé de 12 à 15 mois et la deuxième dose, à 18 mois ou après, mais elle ne devrait pas être administrée après son entrée à l'école.

Vaccination de rattrapage et vaccination accélérée
Enfants (âgés de 12 mois à moins de 13 ans)

Deux doses de vaccin contenant le virus de la rougeole (RRO ou RROV) devraient être administrées aux enfants âgés de moins de 13 ans qui n'ont pas été immunisés de façon systématique. Pour les enfants d'âge préscolaire, 2 doses de vaccin contenant le virus de la rougeole devraient être administrées avant l'entrée à l'école (enfant de 4 à 6 ans). L'intervalle minimum entre les doses de vaccin contenant le virus de la rougeole est de 4 semaines.

Adolescents (âgés de 13 ans à moins de 18 ans)

Les adolescents réceptifs à la rougeole (veuillez consulter le Tableau 1 pour les critères d'immunité) devraient recevoir 2 doses du vaccin RRO à au moins 4 semaines d'intervalle.

Consultez le calendrier d'administration des vaccins de la Partie 1 pour plus de renseignements sur les retards dans les calendriers de vaccination et les calendriers de vaccination accélérés.

Adultes en santé (âgés de 18 ans ou plus)

Les adultes réceptifs à la rougeole (veuillez consulter le Tableau 1 pour les critères d'immunité) devraient recevoir 1 ou 2 doses du vaccin RRO selon leur âge et leurs facteurs de risque. Si l'administration de 2 doses est nécessaire, il faut administrer les doses du vaccin RRO à au moins 4 semaines d'intervalle.

Immunisation systématique

On suppose généralement que les adultes nés avant 1970 ont développé une immunité naturelle contre la rougeole; toutefois, certaines de ces personnes peuvent demeurer réceptives.

Les adultes ne présentant pas de contre-indications, nés en 1970 ou plus tard, et qui ne répondent pas à la définition de l'immunité contre la rougeole (veuillez consulter le Tableau 1 pour des critères d'immunité) devraient être immunisés avec 1 dose du vaccin RRO.

Travailleurs de la santé

Veuillez consulter le chapitre Travailleurs.

Étudiants de niveau postsecondaire

Les étudiants nés en 1970 ou plus tard et qui ne répondent pas à la définition de l'immunité contre la rougeole (veuillez consulter le Tableau 1 pour les critères d'immunité) devraient être immunisés avec 2 doses du vaccin RRO. Chez les étudiants nés avant 1970, l'administration de 1 dose de vaccin RRO devrait être envisagée.

Personnel militaire

Les membres du personnel militaire, quelle que soit leur année de naissance, qui ne répondent pas à la définition de l'immunité contre la rougeole (veuillez consulter le Tableau 1 pour les critères d'immunité) devraient recevoir 2 doses du vaccin RRO.

Voyageurs

Veuillez consulter le chapitre Voyageurs.

Pour plus de renseignements sur l'immunisation systématique recommandée pour les adultes et sur les vaccins recommandés pour les adultes dans des situations à risque particulières, consultez la section Immunisation des adultes de la Partie 3.

Réceptivité et immunité

Le Tableau 1 ci-dessous présente un résumé des critères d'immunité à la rougeole.

Tableau 1 : Critères d'immunité contre la rougeole
Immunisation systématique Travailleurs de la santé Personnes voyageant à l'extérieur de l'Amérique du Nord Étudiants de niveau postsecondaire Personnel militaire
  • Preuve de réception de 2 dosesNote de bas de page 1 du tableau 1 (quelle que soit l'année de naissance)
    OU
  • Antécédents d'infection confirmée en laboratoire
    OU
  • Preuve d'immunité fournie par un laboratoire
  • Preuve de vaccination

    OU

  • Antécédents d'infection confirmée en laboratoire
    OU
  • Preuve d'immunité fournie par un laboratoire
  • Preuve de réception de 2 dosesNote de bas de page 1 du tableau 1 (quelle que soit l'année de naissance)
    OU
  • Antécédents d'infection confirmée en laboratoire
    OU
  • Preuve d'immunité fournie par un laboratoire

Doses de rappel et revaccination

Il n'est pas nécessaire de procéder à une revaccination si un vaccin contenant le virus de la rougeole adapté à l'âge et aux facteurs de risque de la personne en question a été administré.

Immunisation post-exposition et lutte contre les éclosions

La rougeole continue d'être importée au Canada et des éclosions occasionnelles de rougeole se manifestent chez les populations réceptives. Il est possible d'administrer le vaccin RRO ou des immunoglobulines humaines à des personnes réceptives qui ont été exposées à la rougeole.

Vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole

Les personnes réceptives et immunocompétentes âgées de 12 mois et plus qui ont été exposées à la rougeole peuvent être protégées de la maladie si elles reçoivent une injection du vaccin ROR dans les 72 heures suivant l'exposition. Il peut être recommandé d'administrer le vaccin RRO aux enfants âgés de 6 mois à moins de 12 mois qui ont été exposés à la rougeole, à condition qu'il soit administré dans les 72 heures suivant l'exposition. Par contre, 2 autres doses d'un vaccin contenant le virus de la rougeole doivent être administrées après le premier anniversaire de ces enfants (et au minimum 4 semaines après l'administration de la première dose) pour assurer une immunité à long terme contre la maladie.

Immunoglobulines humaines

L'efficacité de l'usage prophylactique des immunoglobulines humaines a été démontrée pour la modification et la prévention de la maladie s'ils sont administrés au plus tard 6 jours après l'exposition à la rougeole; cela dit, l'immunoglobuline devrait être administrée dès que possible après l'exposition lorsque cela est indiqué. On doit envisager d'administrer des immunoglobulines aux groupes à risque suivants s'ils sont exposés à la rougeole :

  • les femmes enceintes réceptives;
  • les personnes immunodéprimées réceptives;
  • les enfants de moins de 6 mois.

Le vaccin contenant le virus de la rougeole est généralement contre-indiqué dans les deux premiers groupes; en outre, son efficacité et son innocuité n'ont pas été établies dans le dernier groupe. L'administration d'immunoglobulines humaines à des personnes immunocompétentes âgées de 6 mois ou plus qui ont été exposées à la rougeole depuis plus de 72 heures est une solution envisageable (lorsque le vaccin RRO n'offre plus de protection post-exposition), mais elle doit se faire dans les 6 jours suivant l'exposition (lorsque les immunoglobulines humaines peuvent encore offrir une protection après l'exposition).

Chez les personnes infectées par le VIH, le titre d'anticorps antirougeoleux diminue plus rapidement avec le temps chez les personnes infectées que chez les personnes non infectées. Une dose d'immunoglobulines doit être envisagée chez les personnes infectées par le VIH atteintes d'une grave immunodépression après une exposition connue à un cas confirmé de rougeole, même si elles ont une preuve attestée de vaccination contre la rougeole, la rubéole et les oreillons. Quel que soit le statut de vaccination avant une greffe, on devrait également envisager 1 dose d'immunoglobulines pour les receveurs d'une greffe de cellules souches hématopoïétiques, à moins que le receveur vacciné de greffe de telles cellules ne soit connu pour avoir un titre d'anticorps antirougeoleux adéquat.

Au moment d'évaluer l'étendue de l'exposition au virus de la rougeole et de choisir entre le vaccin RRO et l'administration d'immunoglobulines pour le traitement post-exposition, il est important de tenir compte du fait que les immunoglobulines n'offrent qu'une protection à court terme et qu'elles impliquent de repousser de 5 à 6 mois l'administration du vaccin RRO. Si une protection à long terme contre le virus de la rougeole est nécessaire en raison de la propagation de la maladie dans la collectivité, le vaccin RRO pourrait être le meilleur choix.

Malgré une prise en charge post-exposition avec un vaccin RRO ou des immunoglobulines humaines, il est possible d'être infecté par le virus de la rougeole. Les personnes exposées doivent recevoir un certain nombre de conseils : savoir discerner les signes et les symptômes de la rougeole; éviter le contact avec d'autres personnes au cas où elles tomberaient malades en présentant des symptômes semblables à ceux de la rougeole; avoir recours à des soins médicaux (y compris prévenir le travailleur de la santé pour qu'il prenne les précautions nécessaires, le cas échéant). Pour plus de détails sur la prévention et le contrôle des infections, veuillez consulter les Lignes directrices pour la prévention et le contrôle des éclosions de rougeole au Canada.

À moins de contre-indications, les personnes qui reçoivent des immunoglobulines devraient recevoir un vaccin contenant le virus de la rougeole après un intervalle précis une fois que les anticorps de la rougeole administrés passivement se sont dégradés. Pour connaître l'intervalle recommandé entre l'administration d'immunoglobulines humaines ou d'autres produits sanguins et l'injection d'un vaccin contenant la rougeole, veuillez consulter le chapitre Produits sanguins, immunoglobulines humaines et moment de l'immunisation de la Partie 1.

Pour plus de renseignements, consultez la section Agents d'immunisation passive de la Partie 5.

Lutte contre les éclosions

La vaccination contre la rougeole, la rubéole et les oreillons est une composante intégrale d'une stratégie globale de gestion et de prévention des éclosions de rougeole. En cas d'éclosion de rougeole, les enfants réceptifs âgés de 6 mois et plus peuvent recevoir le vaccin RRO; cependant, s'il est administré aux enfants âgés de 6 mois à moins de 12 mois, 2 autres doses d'un vaccin contenant le virus de la rougeole doivent être administrées après le premier anniversaire de ces enfants (et au minimum 28 jours après l'administration de la première dose) pour assurer une immunité à long terme contre la maladie. Pour plus de détails sur la lutte contre les éclosions, veuillez consulter les Lignes directrices pour la prévention et le contrôle des éclosions de rougeole au Canada.

Vaccination de populations particulières

Personnes ayant un dossier de vaccination incomplet

Les enfants et les adultes qui sont réceptifs à la rougeole, y compris ceux qui manquent de documents adéquats sur l'immunisation, devraient être vaccinés conformément au calendrier d'immunisation adapté à leur âge et à leurs facteurs de risque. Le vaccin contenant le virus de la rougeole peut être administré sans avoir à se préoccuper des antécédents de vaccination, car il a été démontré que l'administration répétée de ces vaccins ne provoque pas d'effets secondaires additionnels. Veuillez consulter le chapitre Immunisation des enfants et des adultes dont le dossier de vaccination est incomplet de la Partie 3 pour obtenir davantage de renseignements.

Grossesse et allaitement

Il faut vérifier l'immunité contre la rougeole chez les femmes en âge de procréer et recommander la vaccination aux femmes réceptives qui ne sont pas enceintes. Il est recommandé que les femmes évitent de devenir enceintes au cours des 4 semaines au moins suivant l'administration d'un vaccin RRO.

Les vaccins ROR et RORV sont généralement contre-indiqués en cours de grossesse à cause du risque théorique pour le fœtus. Toutefois, il n'y a pas de preuve démontrant un risque tératogène découlant du vaccin et l'avortement ne doit pas être recommandé par suite d'une immunisation malencontreuse avec l'un de ces vaccins, et cela, compte tenu des risques pour le fœtus après l'immunisation maternelle. Aucun cas de rubéole congénitale (l'embryopathie rubéolique, plus précisément) n'avait été observé chez les enfants de 226 femmes vaccinées par erreur pendant leur grossesse. Cependant, dans certaines situations où les avantages potentiels du vaccin RRO peuvent l'emporter sur les risques, comme durant une éclosion de rougeole ou de rubéole, il est possible d'envisager la vaccination selon les recommandations des responsables de la santé publique. Les femmes enceintes qui sont réceptives à la rougeole devraient se voir offrir le vaccin après l'accouchement.

Les femmes réceptives qui allaitent devraient recevoir un vaccin RRO.

Veuillez consulter le chapitre Immunisation post-exposition et lutte contre les éclosions pour obtenir de plus amples renseignements sur l'administration d'immunoglobulines aux femmes réceptives enceintes qui ont été exposées à la rougeole. Veuillez consulter le chapitre Produits sanguins, immunoglobulines humaines et moment de l'immunisation de la Partie 1 pour obtenir de plus amples renseignements sur la vaccination contre la rougeole de femmes ayant accouché qui ont reçu de l'immunoglobuline anti-Rh (RhIg). Veuillez consulter le chapitre Immunisation durant la grossesse et l'allaitement de la Partie 3 pour de plus amples renseignements.

Patients des établissements de santé

Les résidents réceptifs des établissements de soins de longue durée doivent recevoir un vaccin contenant les virus de la rougeole, de la rubéole et des oreillons adapté à leur âge et aux facteurs de risque. Veuillez consulter le chapitre Immunisation des patients dans les établissements de santé de la Partie 3 pour obtenir plus de renseignements.

Personnes atteintes des maladies chroniques

On doit administrer de manière systématique, et ce de façon adaptée à l'âge, le vaccin contenant le virus de la rougeole aux personnes qui sont atteintes de maladies chroniques, mais ne sont pas immunodéprimées. Veuillez consulter le chapitre Immunisation des personnes atteintes de maladies chroniques de la Partie 3 pour obtenir de plus amples renseignements sur la vaccination des personnes atteintes de maladies chroniques.

Asplénie ou hyposplénie

Les personnes réceptives souffrant d'hyposplénie ou d'asplénie [absence congénitale, chirurgicale ou fonctionnelle (p. ex. maladie drépanocytaire)] doivent être immunisées contre la rougeole, la rubéole et les oreillons, ou doivent recevoir le vaccin RRO conformément aux recommandations.

Sujets atteints de néphropathie chronique et patients qui subissent une dialyse

Les personnes souffrant d'une maladie rénale chronique ou sous dialyse doivent être immunisées contre la rougeole, la rubéole et les oreillons, ou doivent recevoir le vaccin RRO conformément aux recommandations.

Troubles neurologiques

Les personnes ayant un trouble du spectre autistique ou un trouble neurologique démyélinisant (y compris la sclérose en plaques) devraient recevoir tous les vaccins systématiquement recommandés, y compris le vaccin contenant le virus de la rougeole.

Maladies inflammatoires chroniques

Les personnes atteintes d'une maladie auto-immune qui ne prennent pas de médicament immunosuppresseur ne sont pas considérées comme très immunodéprimées et peuvent recevoir le vaccin RRO après consultation auprès d'un médecin. Certains agents modificateurs de la maladie rhumatismale, comme l'hydroxychloroquine, la sulfasalazine et l'auranofine, ne sont pas considérés comme des immunosuppresseurs aux fins d'administration d'un vaccin vivant.

Sujets immunodéprimés

En général, les personnes immunodéprimées ne devraient pas recevoir de vaccins vivants en raison du risque de maladie lié aux souches du vaccin. Si la vaccination d'un sujet immunodéprimé avec un vaccin vivant est envisagée, il faut obtenir au préalable l'approbation de son médecin traitant. Pour les cas complexes, il est recommandé de consulter un médecin spécialisé dans les domaines de l'immunisation et de l'immunodéficience. Le vaccin RROV n'a pas fait l'objet d'études chez les personnes ayant une fonction immunitaire affaiblie, notamment dans le cas de déficits immunitaires primaires ou secondaires, et son administration n'est pas recommandée pour ce groupe.

Les enfants qui présentent des antécédents médicaux suspects d'immunodéficience (p. ex., des antécédents familiaux connus ou présumés d'immunodéficience congénitale ou d'infection au VIH ou antécédents de retard staturo-pondéral et d'infections récurrentes) ne devraient être admissibles au vaccin qu'une fois leur cas étudié à fond pour s'assurer qu'ils ne souffrent pas d'un déficit en lymphocytes T.

Une immunodéficience peut ne pas être diagnostiquée chez de jeunes enfants dans le cadre d'une immunisation systématique comprenant des vaccins vivants. Il est particulièrement important de tenir compte de ce fait dans le cas des nourrissons qui reçoivent des vaccins vivants avant l'âge de 12 mois. Des antécédents de dépistage prénatal négatif du VIH chez la mère du nourrisson devraient être obtenus avant d'administrer un vaccin vivant. Si une mère n'a pas reçu de soins prénatals systématiques au Canada, la possibilité d'une infection au VIH non diagnostiquée doit être envisagée.

Immunodéficience congénitale (primaire)

Tous les vaccins à virus vivants, y compris le vaccin contenant le virus de la rougeole, sont contre-indiqués chez les personnes ayant des déficits en lymphocytes T. En général, les vaccins vivants ne sont pas recommandés pour les sujets atteints d'autres immunodéficiences congénitales, à l'exception des cas suivants :

  • Déficit en lymphocytes B : les personnes qui présentent un déficit isolé en immunoglobulines à médiation humorale et des systèmes de lymphocytes T intacts connus et qui ne reçoivent pas de traitement avec une immunoglobuline de remplacement peuvent recevoir le vaccin RRO.
  • Déficits phagocytaires ou neutrophiles : les personnes qui présentent des déficits phagocytaires ou neutrophiles peuvent recevoir un vaccin RRO, au besoin.
  • Déficit en complément : les personnes qui présentent un déficit en complément peuvent recevoir le vaccin RRO, au besoin.

Comme l'immunité peut diminuer au fil du temps, le dosage des titres d'anticorps et la revaccination devraient être envisagés, au besoin.

Immunodéficience acquise (secondaire)
Troubles hématologiques malins

Le vaccin contenant le virus de la rougeole est contre-indiqué pour les personnes ayant une immunodéficience élevée due à des affections comme la dyscrasie sanguine, la leucémie, des lymphomes ou tout autre néoplasme malin affectant la moelle épinière ou le système lymphatique.

Ce vaccin est également contre-indiqué chez les personnes soumises à une thérapie immunosuppressive destinée à traiter une leucémie aiguë. Les enfants atteints d'une leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) peuvent être vaccinés à l'aide d'un vaccin RRO si la maladie est en rémission depuis au moins 12 mois, si la numération totale des lymphocytes de l'enfant est d'au moins 1,2 × 109/L, si l'enfant ne reçoit pas de radiothérapie et si la chimiothérapie d'entretien peut être arrêtée pendant au moins une semaine avant et après l'immunisation.

Tumeurs solides malignes

Il est aussi contre-indiqué chez les personnes soumises à une thérapie immunosuppressive pour traiter une tumeur solide maligne.

Greffe de cellules souches hématopoïétiques (GCSH)
Avant la greffe
Les personnes en attente d'une greffe de cellules souches hématopoïétiques ne devraient pas recevoir le vaccin contenant le virus de la rougeole. Il n'est pas recommandé de vacciner les donneurs juste avant un prélèvement de cellules souches, car rien n'indique que l'immunité se transmette du donneur au receveur.
Après la greffe
Les titres d'anticorps dirigés contre les maladies évitables par la vaccination diminuent après la GCSH si le greffé n'est pas revacciné. L'administration du vaccin RRO peut être envisagée 24 mois ou plus après la greffe en l'absence de signe d'une maladie du greffon envers l'hôte, si le traitement immunosuppresseur est terminé depuis au moins 3 mois et si la personne est jugée immunocompétente par un spécialiste des greffes. La réponse sérologique devrait être évaluée après l'administration de la première dose et, en l'absence d'une séroconversion, il est recommandé d'attendre au moins 3 mois avant l'administration de la seconde dose.
Transplantation d'un organe plein

Si possible, les personnes qui doivent être opérées pour la greffe d'un organe plein devraient être immunisées avant la transplantation, conformément aux recommandations formulées pour leur âge. Le vaccin RRO peut être administré aux nourrissons dès l'âge de 6 mois si une transplantation est prévue avant l'âge de 12 à 15 mois. Le vaccin RRO devrait être administré au moins 4 semaines avant l'opération. En général, ce vaccin est contre-indiqué après la greffe.

Thérapie immunosuppressive

Pour les personnes immunocompétentes qui sont susceptibles d'être soumises à une thérapie immunosuppressive, les personnes qui reçoivent un traitement immunosuppresseur ou celles dont la maladie pourrait mener à une immunodéficience, les antécédents vaccinaux contre la rougeole, la rubéole et les oreillons doivent être vérifiés.

Veuillez consulter le chapitre Immunisation des sujets immunodéprimés de la Partie 3 pour obtenir de plus amples renseignements sur la vaccination contre la rougeole et les traitements immunosuppresseurs.

Infection au VIH

Il est conseillé de consulter un spécialiste des maladies infectieuses ou un immunologiste pour l'administration du vaccin RRO aux personnes atteintes du VIH. Le vaccin peut être offert aux personnes récemment infectées, mais il est contre-indiqué pour les sujets qui sont à un stade avancé de la maladie. L'innocuité et l'immunogénicité du vaccin RROV chez les personnes infectées à VIH n'ont pas encore été évaluées, et le vaccin RROV n'est pas systématiquement recommandé.

Enfants

Les enfants séropositifs de 12 mois ou plus appartenant à la catégorie clinique N, A ou B des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) (correspondant à une numération des lymphocytes T-CD4 égale ou supérieure à 15 %), peuvent recevoir 2 doses de vaccin RRO avec un intervalle de 3 à 6 mois entre les deux. Un vaccin RRO peut être administré simultanément avec un vaccin monovalent contre la varicelle à des points d'injection différents en utilisant des seringues et des aiguilles séparées.

Adolescents et adultes
L'immunisation à l'aide de 2 doses de vaccin RRO administrées à 3 mois d'intervalle peut être envisagée pour les adolescents et les adultes séropositifs réceptifs ayant une numération de lymphocytes CD4 égale ou supérieure à 200 × 106/L et un pourcentage de CD4 égal ou supérieur à 15 %.
Contacts familiaux

Les contacts familiaux des personnes immunodéprimées qui sont réceptifs devraient être considérés comme étant prioritaires pour l'administration d'un vaccin contenant le virus de la rougeole conformément aux recommandations formulées pour leur âge et leurs facteurs de risque.

Veuillez consulter le chapitre Immunisation des sujets immunodéprimés de la Partie 3, Immunisation post-exposition et lutte contre les éclosions et Contre-indications et précautions pour obtenir davantage de renseignements.

Voyageurs

Il est particulièrement important pour les personnes désirant voyager de se protéger contre la rougeole. Les voyageurs se rendant ailleurs qu'en Amérique du Nord, nés en 1970 ou après, et qui ne répondent pas à la définition de l'immunité contre la rougeole (veuillez consulter le Tableau 1 pour les critères d'immunité) devraient recevoir 2 doses du vaccin contenant le virus de la rougeole.

Il faut administrer le vaccin contre la rougeole plus tôt que l'âge habituel chez les enfants qui voyagent dans les pays à l'extérieur de l'Amérique du Nord. Le vaccin RRO peut être administré à partir de l'âge de 6 mois; or, 2 doses supplémentaires du vaccin contenant la rougeole doivent être administrées après le premier anniversaire de l'enfant pour assurer une immunité à long terme contre la rougeole.

Les voyageurs se rendant ailleurs qu'en Amérique du Nord, nés avant 1970, et qui ne répondent pas à la définition de l'immunité contre la rougeole (veuillez consulter le Tableau 1 pour les critères d'immunité) devraient recevoir 1 dose du vaccin RRO.

La rougeole est une maladie endémique dans bon nombre de pays. Veuillez consulter la section portant sur les taux d'incidence de la rougeole dans les pays membres de l'OMS (disponible en anglais seulement) pour obtenir plus d'information.

Veuillez consulter le chapitre Immunisation des voyageurs de la Partie 3 pour obtenir davantage de renseignements.

Nouveaux arrivants au Canada

Les fournisseurs de soins de santé qui examinent des nouveaux arrivants au Canada devraient évaluer leur état vaccinal et mettre à jour leurs vaccins, au besoin. Dans bon nombre de pays étrangers, les vaccins contre les oreillons et la rubéole sont offerts en quantité limitée et le vaccin contre la rougeole est administré seul. Ainsi, les résultats d'une étude canadienne ont révélé que plus d'un tiers des nouveaux immigrants et réfugiés, notamment les femmes, est réceptif à la rougeole, à la rubéole ou aux oreillons. Veuillez consulter le chapitre Immunisation des nouveaux arrivants au Canada de la Partie 3 pour obtenir davantage de renseignements.

Travailleurs

Il est recommandé que tous les travailleurs du milieu de la santé soient immunisés contre la rougeole. Les travailleurs de la santé, quelle que soit leur année de naissance, qui ne répondent pas à la définition de l'immunité contre la rougeole (veuillez consulter le Tableau 1 pour les critères d'immunité) devraient recevoir 2 doses du vaccin RRO.

Veuillez consulter le chapitre Immunisation des travailleurs de la Partie 3 pour obtenir davantage de renseignements.

Tests sérologiques

L'exécution d'un test sérologique n'est pas recommandée avant ou après la réception d'un vaccin contenant le virus de la rougeole. Il ne serait donc pas nécessaire de vacciner de nouveau si un test sérologique réalisé par inadvertance après une immunisation adéquate contre la rougeole ne démontrait pas une immunité à la maladie.

Méthodes d'administration

Dose

Chaque dose du vaccin contenant le virus de la rougeole est de 0,5 mL.

Voie d'administration

Le vaccin RRO devrait être administré par voie sous-cutanée (SC). Le vaccin RROV devrait être administré selon la monographie du produit.

Pour plus de renseignements sur le counseling précédant et suivant la vaccination, les techniques de préparation et d'administration de vaccins, ainsi que la prévention et le contrôle des infections, consultez la section Méthodes d'administration des vaccins de la Partie 1.

Veuillez consulter le chapitre Agents d'immunisation passive de la Partie 5 pour obtenir des renseignements supplémentaires sur l'administration des immunoglobulines humaines.

Interchangeabilité des vaccins

D'après l'opinion d'experts, les vaccins ROR autorisés au Canada peuvent être utilisés de manière interchangeable.  Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre la varicelle de la partie 4 pour obtenir de plus amples renseignements sur l'interchangeabilité des vaccins RORV. Veuillez consulter le chapitre Principes de l'interchangeabilité des vaccins de la Partie 1 pour obtenir davantage de renseignements.

Administration concomitante d'autres vaccins

Le vaccin RRO peut être administré de façon concomitante avec (ou en tout temps avant ou après) des vaccins inactivés, des vaccins oraux vivants, ou un vaccin vivant atténué, intranasal, contre l'influenza (VVAI). Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre la grippe de la Partie 4 pour obtenir davantage de renseignements sur l'administration concomitante du vaccin RRO avec un VVAI.

Le vaccin RRO peut être administré avec d'autres vaccins vivants à administration parentérale systématique. Si ces vaccins ne sont pas administrés de manière concomitante, un intervalle minimal de 4 semaines est recommandé entre le vaccin RRO et les autres vaccins vivants à administration parentérale. Cette recommandation vise à éliminer le risque que le premier vaccin nuise à l'efficacité du deuxième.

Dans le cas de vaccins administrés par voie parentérale au cours de la même consultation, les points d'injection ne doivent pas être les mêmes, et une aiguille et une seringue différentes doivent être utilisées. Veuillez consulter le chapitre Calendrier d'administration des vaccins de la Partie 1 pour obtenir plus d'information sur l'administration concomitante du vaccin contenant le virus de la rougeole avec d'autres vaccins.

Manipulation et entreposage des agents immunisants

Veuillez consulter le chapitre Manipulation et entreposage des agents immunisants de la Partie 1 pour les recommandations relatives à l'entreposage et à la manipulation des vaccins contenant le virus de la rougeole.

Veuillez consulter le chapitre Agents d'immunisation passive de la Partie 5 pour les recommandations relatives à l'entreposage et à la manipulation des immunoglobulines humaines.

Innocuité et effets secondaires

Effets secondaires courants et localisés

Vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole

La fréquence et la gravité des effets secondaires consécutifs à l'administration d'un vaccin RRO sont moins importantes que les manifestations associées à la maladie naturelle. Les effets secondaires sont moins fréquents après la seconde dose du vaccin et ne se produisent en général que chez les sujets qui n'ont pas été protégés par la première dose. Dans les 6 à 23 jours suivant l'administration du vaccin RRO, environ 5 % des enfants vaccinés sont atteints d'un malaise ou d'une fièvre (accompagnés ou non d'une éruption cutanée) pouvant durer jusqu'à 3 jours. En outre, le vaccin RRO occasionne parfois une parotidite, une éruption cutanée, une lymphadénopathie ou des symptômes articulaires.

Vaccin contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle

Une douleur et un érythème au point d'injection ou une fièvre inférieure à 39 °C sont observés chez 10 % ou plus des vaccinés. Une éruption cutanée, y compris une éruption qui peut être morbilliforme, rubéoliforme ou varicelliforme, ainsi qu'un œdème au point d'injection et une fièvre supérieure à 39 °C apparaissent chez de 1 à moins de 10 % des vaccinés. Comme les éruptions varicelliformes qui apparaissent dans les deux premières semaines suivant la vaccination peuvent être causées par un virus sauvage (virus de la varicelle circulant au sein de la communauté), les fournisseurs de soins de santé doivent prélever des échantillons auprès du vacciné afin de déterminer s'il s'agit d'une éruption due à une infection varicelleuse naturelle ou à la souche vaccinale.

Vaccins contenant le virus de la rubéole

Une arthrite ou une arthralgie transitoires aiguës peuvent survenir 1 à 3 semaines après l'administration du vaccin à composant antirubéoleux (p. ex., RROV). Ces effets persistent pendant environ 1 à 3 semaines et sont rarement récurrents. Ces réactions sont plus fréquentes chez les femmes pubères, qui présentent une arthralgie dans 25 % des cas et une arthrite dans 10 % des cas après l'administration du vaccin contenant le virus de la rubéole. Rien n'indique qu'il existe un risque accru de nouvelles apparitions d'arthropathies chroniques.

Immunoglobulines

Immunoglobulines humaines : Le patient peut éprouver une douleur ou une sensibilité au site d'injection et développer de l'urticaire ou une angioneurose cutanée.

Effets secondaires moins fréquents et graves

Les effets secondaires graves sont rares après l'immunisation et, dans la plupart des cas, les données sont insuffisantes pour établir un lien de causalité. On a déjà observé des réactions anaphylactiques consécutives à l'administration d'un vaccin RRO ou RROV, mais seulement dans de très rares cas.

Purpura thrombocytopénique immun

Dans de rares cas, un purpura thrombocytopénique immun (PTI) se produit dans les 6 semaines suivant l'administration du vaccin ROR ou RORV. Chez la plupart des enfants, la thrombocytopénie post-vaccination se résorbe dans les 3 mois qui suivent sans complications graves. Dans le cas des personnes ayant subi un purpura thrombocytopénique immun après l'administration de la première dose du vaccin RRO ou RROV, il y a lieu d'évaluer leur statut sérologique afin de déterminer si l'administration d'une deuxième dose est nécessaire aux fins de protection. Dans de pareils cas, il faut évaluer avec soin les risques et les bienfaits potentiels avant d'envisager l'administration d'un vaccin.

Encéphalite

Des cas d'encéphalite attribuables au vaccin contre la rougeole ont été signalés à une fréquence d'environ 1 cas pour 1 million de doses distribuées en Amérique du Nord; cette incidence est beaucoup moins fréquente que la rougeole naturelle (environ 1 cas pour 1 000).

Convulsions fébriles

Lorsque la première dose du vaccin contenant le virus de la rougeole (tel que RROV) est administrée à des enfants âgés de 12 à 23 mois, il y a un plus grand risque de fièvre et de convulsions fébriles dans les 7 à 10 jours suivant la vaccination, comparativement à une administration distincte du vaccin RRO et du vaccin monovalent contre la varicelle au cours de la même visite. Ce risque est estimé à environ un épisode supplémentaire de convulsions fébriles pour chaque tranche de 2300 à 2800 doses du vaccin RROV.

Immunoglobulines humaines

Des réactions anaphylactiques ont été rapportées, quoique rarement, par suite d'une injection d'immunoglobulines humaines.

Autres effets secondaires et troubles signalés

Dans la deuxième moitié des années 1990, des chercheurs du Royaume-Uni ont fait état d'une association entre le vaccin RRO et l'autisme ou les maladies inflammatoires de l'intestin. Des études scientifiques rigoureuses et des évaluations des données en cause réalisées partout dans le monde ont permis de recueillir suffisamment de données pour prouver que les conclusions initiales étaient fausses. En 2010, il a été révélé que l'étude initiale qui laissait entendre l'existence d'un lien entre le vaccin RRO et l'autisme était frauduleuse, et l'étude a été rétractée.

Conseils pour la déclaration des manifestations cliniques inhabituelles (MCI) suivant l'immunisation

Les fournisseurs de vaccins sont priés de signaler aux responsables de la santé publique locaux les ESSI suivants :

  • Convulsions fébriles dans les 30 jours suivant l'administration d'un vaccin RRO ou RROV.
  • Varicelle modérée (causant de 50 à 500 lésions) ou grave (causant plus de 500 lésions vésiculaires ou associée à des complications ou nécessitant une admission à l'hôpital) qui survient dans les 7 à 21 jours suivant l'administration d'un vaccin RROV.
  • Toute manifestation clinique inhabituelle grave ou inattendue considérée comme temporellement associée à la vaccination. Un effet secondaire imprévu suivant l'immunisation est un effet secondaire qui ne figure pas dans les renseignements disponibles sur le produit, mais qui peut être dû à l'immunisation, ou encore une modification de la fréquence d'un effet secondaire connu suivant l'immunisation.

Veuillez consulter le guide Déclaration de manifestations inhabituelles (MCI) à la suite d'une immunisation au Canada et le chapitre Innocuité des vaccins de la Partie 2 pour obtenir des renseignements supplémentaires sur la déclaration des MCI.

Contre-indications et précautions

L'administration des vaccins RRO et RROV et d'immunoglobulines est contre-indiquée chez les personnes ayant des antécédents anaphylactiques après l'administration du produit ainsi que chez les personnes ayant une hypersensibilité immédiate ou anaphylactique avérée à toute composante du produit (sauf une allergie aux œufs pour les vaccins RRO ou RROV). Veuillez consulter le chapitre sur les agents immunisants et leurs constituants offerts au Canada de la Partie 1 pour connaître la liste des vaccins et des agents d'immunisation passive offerts au Canada ainsi que leurs constituants.

Dans les cas où on soupçonne une hypersensibilité ou une allergie non anaphylactique aux composants vaccinaux, une enquête est recommandée, qui peut comprendre l'immunisation dans un milieu contrôlé. Une consultation avec un allergologue est conseillée.

Les composants antirougeoleux et antiourliens des vaccins RRO et RROV sont produits dans une culture de fibroblastes de poulet et peuvent contenir des traces résiduelles de protéines d'œuf et de poulet. Le vaccin semble cependant ne pas contenir suffisamment de traces de protéines d'œuf ou de poulet pour causer une réaction allergique chez les personnes allergiques aux œufs. La réalisation d'un test cutané avant l'administration du vaccin n'est pas recommandée, car ce test ne permet pas de prévoir les réactions au vaccin. Les vaccins RRO et RROV peuvent être administrés de la façon courante aux personnes ayant des antécédents d'hypersensibilité anaphylactique aux œufs de poule. L'ingestion d'œufs dans le passé n'est pas une condition préalable à l'administration d'un vaccin contenant des protéines d'œuf. Comme pour tous les vaccins, l'immunisation devrait être effectuée par du personnel ayant la capacité et les ressources pour gérer les effets secondaires après la vaccination. Le lecteur est prié de se reporter au chapitre Hypersensibilité anaphylactique aux œufs ou aux antigènes de l'œuf de la Partie 2 pour obtenir davantage de renseignements généraux.

Les enfants pour qui l'administration de vaccins à virus vivants est contre-indiquée à cause d'antécédents familiaux connus ou présumés d'immunodéficience congénitale ou héréditaire ne devraient pas recevoir de vaccins vivants, à moins que leur immunocompétence n'ait été établie.

L'administration du vaccin RROV est contre-indiquée chez les personnes ayant une fonction immunitaire affaiblie, notamment dans le cas de déficits immunitaires primaires ou secondaires. Veuillez consulter le chapitre Sujets immunodéprimés.

Les vaccins ROR et RORV sont généralement contre-indiqués en cours de grossesse à cause du risque théorique pour le fœtus. Veuillez consulter le chapitre Grossesse et allaitement.

Par mesure de précaution, les vaccins contenant le virus de rougeole sont contre-indiqués chez les personnes souffrant de tuberculose active non traitée. Bien que l'infection naturelle par le virus de la rougeole puisse exacerber la tuberculose, rien n'indique qu'un vaccin contenant le virus de la rougeole produit le même effet. Néanmoins, une thérapie antituberculeuse pour le traitement de la tuberculose active est recommandée avant d'administrer le vaccin contenant le virus de la rougeole, et il peut être prudent d'éviter ce vaccin chez les personnes souffrant d'une tuberculose active jusqu'à ce que le traitement soit en cours. Une consultation avec un expert en maladies infectieuses est recommandée.

Des antécédents de convulsions fébriles et des antécédents familiaux de convulsions ne constituent pas une contre-indication à l'administration du vaccin RROV.

L'administration du vaccin RRO ou RROV devrait être reportée chez les personnes présentant une maladie aiguë modérée ou grave. Dans le cas d'une maladie aiguë mineure, avec ou sans fièvre, la personne peut être vaccinée.

Il est déconseillé de prendre des salicylates [médicament découlant de l'acide salicylique comme l'acide acétylsalicylique (AAS)] pendant les 6 semaines suivant la réception du vaccin RROV à cause d'une association entre la varicelle de type sauvage, le traitement aux salicylates et le syndrome de Reye.

Veuillez consulter le chapitre Contre-indications et précautions générales de la Partie 2 et le chapitre Agents d'immunisation passive de la Partie 5 pour obtenir davantage de renseignements.

Interactions médicament/médicament

Traitement antiviral systémique

Il est déconseillé de recevoir un traitement antiviral systémique (comme un traitement à l'acyclovir, au valacyclovir ou au famciclovir) pendant la période précédant ou suivant immédiatement la vaccination, puisqu'un tel traitement risque de nuire à la reproduction du virus vaccinal et, par conséquent, à l'efficacité d'un vaccin contenant le virus de la varicelle, comme le vaccin RROV. D'après l'opinion d'experts, il est recommandé que les personnes recevant un traitement antiviral prolongé cessent de prendre ces médicaments, si possible au moins 24 heures avant l'administration du vaccin RROV et jusqu'à 14 jours après la vaccination.

Test cutané à la tuberculine ou test de libération d'interféron gamma (TLIG)

Le composant anti-rougeoleux des vaccins contenant le virus de la rougeole peut supprimer provisoirement la réactivité à la tuberculine, ce qui entraîne des résultats faussement négatifs. Si un test cutané à la tuberculine ou un test de libération d'interféron-gamma (TLIG) est nécessaire, il doit être réalisé la même journée que la vaccination ou reporté à au moins 4 semaines après la réception du vaccin contre la rougeole. Le vaccin contenant le virus de la rougeole peut être administré n'importe quand après la réalisation et l'évaluation du test cutané à la tuberculine.

Immunoglobuline humaine et autres produits sanguins

L'administration d'une immunisation passive au moyen d'immunoglobulines humaines et la réception de la plupart des autres produits sanguins peuvent nuire à la réponse immunitaire aux vaccins RRO et RROV. Veuillez consulter le chapitre Produits sanguins, immunoglobulines humaines et moment de l'immunisation de la Partie 1 pour obtenir de plus amples renseignements concernant les intervalles recommandés entre l'administration de préparations d'immunoglobulines ou d'autres produits sanguins et l'administration des vaccins RRO et RROV.

Références choisies

  • Advisory Committee on Epidemiology. Guidelines for control of measles outbreaks in Canada. Can Commun Dis Rep 1995;21:189-95.
  • American Academy of Pediatrics. Pickering L.K., C.J. Baker, D.W. Kimberlin, et al., éditeurs, Red Book: 2009 Report of the Committee on Infectious Diseases, 28e éd., Elk Grove Village, IL, American Academy of Pediatrics, 2009.
  • Bell A., A. King, K. Pielak et al. « Profil épidémiologique d'une éclosion de rougeole en Colombie-Britannique - février 1997 », Relevé des maladies transmissibles au Canada, vol. 23, p. 49-51, 1997.
  • Bellini W.J., J.S. Rota, L.E. Lowe et al. « Subacute sclerosing panencephalitis: more cases of this fatal disease are prevented by measles immunization than was previously recognized », Journal of Infectious Disease, vol. 192, no 10, p. 1686-1693, 2005.
  • Centers for Disease Control and Prevention. Advisory Committee on Immunization Practices Provisional Recommendations for Measles-Mumps-Rubella (MMR) 'Evidence of Immunity' Requirements for Healthcare Personnel, 2009.
  • Centers for Disease Control and Prevention. The Pink Book: Epidemiology and Prevention of Vaccine Preventable Diseases, 13e éd. révisée, 2015. Consulté en juin 2015. Accès : http://www.cdc.gov/vaccines/pubs/pinkbook/index.html
  • Centers for Disease Control and Prevention. The Yellow Book: CDC Health Information for International Travel 2014. Consulté en juin 2015. Accès :http://wwwnc.cdc.gov/travel/page/yellowbook-home-2014
  • Centers for Disease Control and Prevention. « Use of Combination Measles, Mumps, Rubella and Varicella Vaccine. Recommendations of the Advisory Committee on Immunization Practices ». MMWR Morb Mortal Wkly Rep 2010;59(03):1-12.
  • Centers for Disease Control and Prevention. « Update: recommendations from the Advisory Committee on Immunization Practices (ACIP) regarding administration of combination MMRV vaccine », MMWR Morb Mortal Wkly Rep, vol. 57, p. 258-260, 2008.
  • Comité consultatif national de l'immunisation. « Déclaration sur le vaccin contre la rougeole, la rubéole, les oreillons et la varicelle » Relevé des maladies transmissibles au Canada, vol. 36 (DCC-9), p. 1-22, 2010.
  • Comité consultatif national de l'immunisation. « Recommandations mises à jour sur l'utilisation du vaccin contre la varicelle et du RRO chez les personnes infectées par le VIH. » Relevé des maladies transmissibles au Canada, vol. 36 (DCC 7), p. 1-19, 2010.
  • De Serres G., N. Boulianne, F. Meyer et al. « Measles vaccine efficacy during an outbreak in a highly vaccinated population: incremental increase in protection with age at vaccination up to 18 months », Epidemiol Infect, vol. 115, p. 315-323, 1995.
  • De Serres G., N.J. Gay, C. Paddy et al. « Epidemiology of transmissible diseases after elimination ». Am J Epidemiol, vol. 151, no 1 (2000), p. 1039-48.
  • De Serres G., J. Sciberras, M. Naus et al. « Protection after two doses of measles vaccine is independent of interval between doses », J Infect Dis, vol. 180, p. 187-190, 1999.
  • Gay N.J., G. De Serres, C.P. Farrington et al. « Elimination of measles from the United States: an assessment through basic surveillance data », J Infect Dis, vol. 189 (suppl. 1), p. S36-42, 2004.
  • GlaxoSmithKline Inc. Monographie de produit – PRIORIX-TETRAMC. Mai 2010.
  • GlaxoSmithKline Inc. Monographie de produit – PRIORIXMD. Novembre 2008.
  • Halsey N.A. et S.L. Hyman. « Measles-mumps-rubella vaccine and autistic spectrum disorder: report from the New Challenges in Childhood Immunizations Conference convened in Oak Brook, Illinois, June 12-13, 2000. » Pediatrics, vol. 107, p. E84, 2001.
  • Institute of Medicine, Immunization Safety Review Committee (K. Stratton, A. Gable, P. Shetty et al., éditeurs). Measles-mumps-rubella vaccine and autism, Washington D.C., National Academy Press, 2001.
  • Jadavji T., D. Scheifele et S. Halperin. « Thrombocytopenia after immunization of Canadian children, 1992 to 2001. » Pediatr Infect Dis J, vol. 22, no 2, p 119-122, 2003.
  • King A, P. Varughese, G. De Serres et al. « Measles elimination in Canada. » J Infect Dis, vol. 189, Suppl. 1, p. S236-242, 2004.
  • Madse K.M., A. Hviid, M. Vestergaard et al. « A population-based study of measles, mumps, and rubella vaccination and autism. » N Engl J Med, vol. 347, no 19, p. 1477-1482, 2002.
  • Mantadakis E., E. Farmaki et G.R. Buchanan. « Thrombocytopenic purpura after measles-mumps-rubella vaccination: a systematic review and guidance for management. » J Pediatr, vol. 156, no 4, p. 623-628, 2010.
  • Markowitz L., P. Albrecht, W.A. Orenstein et al. « Persistence of measles antibody after revaccination. » J Infect Dis, vol. 166, p. 205-208, 1992.
  • Merck Frosst Canada Ltée. Monographie de produit M-M-R® II, février 2009.
  • Miller E., N. Andrews, A. Grant et al. « No evidence of an association between MMR vaccine and gait disturbance. » Arch Dis Child, vol. 90, no 3, p. 292-296, 2005.
  • Murch S.H., A. Anthony, DH. Casson et al. « Retraction. » Lancet, vol. 363, no 4411, p. 750, 2004.
  • Ratnam S., R. West, V. Gadag et al. « Immunity against measles in school aged children: implications for measles revaccination strategies » Can J Public Health, vol. 87, p. 407-410, 1996.
  • Strauss B. et M. Bigham. « Le vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (RRO) peut-il causer une maladie inflammatoire de l'intestin ou l'autisme? » Relevé des maladies transmissibles au Canada, vol. 27, p. 65-72, 2001.
  • Talecris Biotherapeutics Inc. Monographie de produit – GamaSTAN®S/D, septembre 2006.
  • Taylor B., E. Miller, R. Lingam et al. « Measles, mumps and rubella vaccination and bowel problems or developmental regression in children with autism: population study », Br Med J, vol. 324, no 7334 (2002), p. 393-396.
Date de modification :