Guide canadien d'immunisation : Partie 3 - Vaccination de populations particulières

Immunisation durant la grossesse et l'allaitement

Mis à jour : juillet 2015

Introduction

La grossesse est l'occasion d'évaluer l'état immunitaire d'une femme. Les femmes enceintes constituent une population vulnérable. Leur réponse immunitaire est modifiée, et elles sont exposées à un risque accru de contracter certaines infections et de connaître des issues graves, une fois infectées. Les fœtus, les nouveau-nés et les jeunes nourrissons peuvent également être touchés par les infections qui risquent d'entraîner des anomalies congénitales ou une maladie grave.

L'un des défis que pose l'élaboration de recommandations pour les femmes enceintes et celles qui allaitent est le nombre insuffisant d'études permettant de prendre des décisions fondées sur des données probantes. Il n'existe que quelques études solides sur le plan méthodologique portant sur l'administration de vaccins aux femmes enceintes et celles qui allaitent; la plupart des données disponibles sur l'innocuité proviennent de registres pour lesquels les issues sont signalées de manière passive.

Lorsque l'on envisage la vaccination des femmes enceintes ou de celles qui allaitent, il est important de distinguer les vaccins vivants des vaccins inactivés. Aucune raison théorique ne permet de supposer que les vaccins inactivés sont associés à un risque accru d'incidents indésirables lorsqu'ils sont administrés durant la grossesse ou chez les femmes qui allaitent. Cependant, les vaccins vivants, comme les vaccins contre la rougeole, les oreillons, la rubéole, la varicelle et la fièvre jaune, ne devraient généralement pas être administrés durant la grossesse en raison du risque théorique de nuire au fœtus si la transmission du virus du vaccin au fœtus se produit.

Idéalement, l'état immunitaire des femmes qui songent à devenir enceintes devrait être déterminé et la vaccination mise à jour au besoin avant qu'elles conçoivent. Par exemple, les vaccins vivants peuvent être administrés aux femmes qui ne sont pas enceintes, mais elles doivent être informées d'éviter de tomber enceintes pendant une période d'au moins 28 jours suivant la vaccination. Néanmoins, certaines grossesses ne sont pas planifiées, et l'état immunitaire devra être évalué durant la grossesse.

Avantages pour la mère

La vaccination durant la grossesse vise à protéger la mère et potentiellement le fœtus et le nouveau-né. Les femmes enceintes répondent adéquatement aux vaccins même si l'état immunologique est modifié pendant la grossesse. Les essais cliniques sur l'anatoxine tétanique et le vaccin antipoliomyélitique inactivé administrés durant la grossesse ont démontré des réponses immunologiques normales chez les adultes. Les vaccins recommandés pour protéger la santé des femmes enceintes comprennent :

  • le vaccin antigrippal inactivé;
  • le vaccin contre l'hépatite B pour les femmes exposées de façon continue;
  • le vaccin contre l'hépatite A pour les femmes en contact étroit avec une personne atteinte de l'hépatite A ou qui voyage dans une région endémique;
  • le vaccin contenant l'anatoxine tétanique et une dose réduite d'anatoxine diphtérique s'il est indiqué;
  • le vaccin contre le méningocoque dans le contexte d'une éclosion ou à la suite d'une exposition;
  • le vaccin polysaccharidique contre le pneumocoque ou vaccin conjugué pour les femmes qui appartiennent à un groupe présentant un risque élevé en raison d'une maladie sous-jacente;
  • le vaccin anticoquelucheux acellulaire à contenu antigénique réduit (dcaT) pour toutes les femmes enceintes ayant au moins 26 semaines de grossesse qui n'ont pas déjà reçu le vaccin dcaT à l'âge adulte; l'immunisation ne devrait pas être retardée jusqu'à un moment proche de l'accouchement étant donné que le temps pourrait être insuffisant pour le transfert optimal des anticorps et la protection directe des bébés contre la coqueluche.

Sécurité de la mère

Les vaccins inactivés sont généralement sans danger pendant la grossesse. Les réactions survenant à la suite de l'administration de vaccins inactivés se limitent habituellement au point d'injection. Aucune augmentation des réactions anaphylactiques ou des incidents pouvant déclencher un travail prématuré n'a été observée. Les vaccins contenant du thimérosal sont considérés comme étant sans danger durant la grossesse. Le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) a conclu qu'aucune raison sur le plan de l'innocuité ne justifie d'éviter l'utilisation de vaccins contenant du thimérosal chez les femmes enceintes.

Avantages de l'immunisation durant la grossesse pour le fœtus et le nourrisson

Les effets bénéfiques de la vaccination de la mère pour le nouveau-né sont bien connus. La vaccination protège la mère contre les maladies évitables par la vaccination qu'elle pourrait autrement transmettre à son fœtus ou à son bébé. De plus, les titres d'anticorps maternels protecteurs peuvent être transférés au fœtus par voie transplacentaire, une grande partie du transfert ayant lieu durant le troisième trimestre. Les anticorps maternels ont habituellement une demi-vie de 3 à 4 semaines chez le nouveau-né, puis disparaissent progressivement durant les 6 à 12 premiers mois de vie. Les calendriers recommandés de vaccination des nourrissons tiennent compte de l'effet potentiel du transfert des anticorps maternels sur les vaccins administrés aux nourrissons.

Innocuité de l'immunisation durant la grossesse pour le fœtus et le nourrisson

Aucune raison théorique ne permet de supposer que les vaccins inactivés entraîneront des incidents indésirables chez le fœtus ou le bébé à la suite de la vaccination de la mère avec des vaccins inactivés durant la grossesse. Aucune donnée publiée n'a montré qu'un des vaccins inactivés actuellement homologués est tératogène ou embryotoxique ou a été associé à une issue défavorable particulière de la grossesse.

En général, les vaccins contenant des bactéries ou des virus vivants atténués sont contre-indiqués durant la grossesse, puisqu'il existe un risque théorique pour le fœtus; cependant, lorsque les avantages l'emportent sur les risques, il est possible d'envisager l'administration d'un vaccin vivant atténué (p. ex. vaccin contre la fièvre jaune chez une femme enceinte qui voyage dans une région endémique).

Immunisation durant la grossesse (veuillez consulter le tableau 1)

Vaccins recommandés

Vaccin antigrippal inactivé

Toutes les femmes enceintes, quel que soit le stade de la grossesse, devraient figurer sur la liste des personnes devant recevoir en priorité le vaccin antigrippal inactivé en raison du risque élevé de morbidité associée à la grippe, des preuves d'issue néonatale défavorable associée à la grippe chez la mère ainsi que des preuves démontrant que la vaccination des femmes enceintes protège les nouveau-nés contre la grippe et les hospitalisations associées à la grippe et qu'il est moins probable que les enfants nés au cours de la saison grippale de mères vaccinées soient prématurés, petits pour leur âge gestationnel et d'un faible poids à la naissance. Le vaccin antigrippal vivant atténué ne doit pas être administré aux femmes enceintes, comme nous l'avons mentionné à la section précédente.

Il existe des données probantes démontrant l'innocuité du vaccin antigrippal inactivé administré durant la grossesse. Une surveillance active après l'administration du vaccin antigrippal durant la grossesse a permis de ne déceler aucun problème chez la mère ou le fœtus en lien avec la vaccination antigrippale. Malgré la petite taille cumulative des échantillons de ces études portant sur la vaccination antigrippale chez les femmes enceintes, surtout pour l'immunisation durant le premier trimestre, la surveillance passive n'a pas soulevé de préoccupation concernant l'innocuité du vaccin, bien que celui-ci soit largement utilisé au cours de la grossesse depuis plusieurs décennies. La surveillance à la suite de l'utilisation du vaccin pH1N1, adjuventé ou non, chez plus de 100 000 femmes enceintes au Canada et chez près de 500 000 femmes en Europe n'a révélé aucune préoccupation relativement à l'innocuité du vaccin.

Les femmes qui n'ont pas reçu le vaccin antigrippal pendant leur grossesse devraient le recevoir après l'accouchement avant d'obtenir leur congé de l'hôpital, si la saison grippale sévit.

Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre l'influenza de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Vaccin contre l'hépatite B

Toutes les femmes enceintes devraient subir systématiquement un test de détection de l'antigène de surface de l'hépatite B (AgHBs). Si une femme enceinte ne présente pas de marqueurs d'infection de l'hépatite B (HB), mais qu'elle est exposée à un risque élevé d'HB, il faudrait lui offrir la série vaccinale complète contre l'HB à la première occasion qui se présente durant la grossesse, puis vérifier sa réponse en anticorps. Le vaccin HB peut être administré sans danger durant la grossesse; il devrait être utilisé lorsqu'il est indiqué, car l'HB aiguë chez la femme enceinte peut entraîner des symptômes graves chez la mère et une infection chronique chez le nourrisson. L'innocuité du vaccin combiné contre l'hépatite A et l'hépatite B administré durant la grossesse n'a fait l'objet d'aucun essai clinique; cependant, aucune raison théorique ne permet de soupçonner un risque accru d'incidents indésirables chez la mère ou le bébé. Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre l'hépatite B de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Vaccins pouvant être indiqués

Vaccin contre l'hépatite A

L'efficacité et l'innocuité des vaccins contre l'hépatite A administrés durant la grossesse n'ont fait l'objet d'aucun essai clinique; cependant, aucune raison théorique ne permet de soupçonner un risque accru d' incidents indésirables chez la mère ou le bébé. L'hépatite A peut causer des maladies graves durant la grossesse; l'administration du vaccin devrait donc être envisagée chez les femmes enceintes lorsque les avantages potentiels l'emportent sur les risques comme dans le cas de la prophylaxie post-exposition ou lors d'un voyage dans des régions endémiques présentant un risque élevé. Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre l'hépatite A de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Vaccins contenant l'anatoxine tétanique, l'anatoxine diphtérique et un vaccin anticoquelucheux acellulaire

Les femmes enceintes réceptives peuvent recevoir le vaccin contenant l'anatoxine tétanique et une dose réduite d'anatoxine diphtérique (Td) si cela est indiqué. Les données de suivi relatives aux femmes enceintes qui ont reçu le vaccin contenant l'anatoxine tétanique (souvent lors du premier trimestre) n'ont pas indiqué de risque accru d'incidents indésirables. Aucune raison théorique ne permet de soupçonner un risque accru d'incidents indésirables chez la mère ou le bébé à la suite de l'administration du vaccin Td.

Il a été démontré que le vaccin dcaT était sûr pour les femmes enceintes et que son administration permettait le transfert de concentrations élevées d'anticorps aux nouveau-nés au cours des deux premiers mois de vie lorsque la morbidité et la mortalité découlant d'une infection par la coqueluche sont au niveau le plus élevé. On encourage les femmes enceintes n'ayant pas reçu une dose du vaccin à composant anticoquelucheux à l'âge adulte et ayant au moins 26 semaines de grossesse à obtenir le vaccin dcaT. L'immunisation ne devrait pas être retardée jusqu'à un moment proche de l'accouchement étant donné que le temps pourrait être insuffisant pour le transfert optimal des anticorps et la protection directe des bébés contre la coqueluche. Dans des circonstances spéciales telles qu'une éclosion de coqueluche, on offrira le vaccin dcaT à toutes les femmes enceintes ayant au moins 26 semaines de grossesse, peu importe leurs antécédents de vaccination selon les conseils des responsables de la santé publique. Veuillez consulter les chapitres Anatoxine tétanique, Anatoxine diphtérique et Vaccin contre la coqueluche de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Vaccin contre la poliomyélite

L'administration du vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) peut être envisagée chez les femmes enceintes qui doivent recevoir une protection immédiate et qui présentent un risque élevé d'exposition au poliovirus sauvage. Des données limitées n'ont pas révélé un risque accru d'incidents indésirables associés à l'administration du VPI chez les femmes enceintes. Aucune raison théorique ne permet de soupçonner un risque accru d' incidents indésirables chez la mère ou le bébé à la suite de l'administration du VPI. Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre la poliomyélite de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Vaccin contre le pneumocoque

Les recommandations pour les vaccins contre le pneumocoque chez les femmes enceintes et les femmes qui allaitent sont les mêmes que pour les femmes adultes qui ne sont pas enceintes et qui n'allaitent pas. Le vaccin Pneu-P-23 est recommandé pour les adultes présentant un risque élevé de pneumococcie invasive. En outre, le vaccin Pneu-C-13 est recommandé pour les adultes qui sont immunodéprimés. Aucune donnée ne laisse croire à un risque pour le fœtus ou la grossesse découlant de l'immunisation de la mère avec des vaccins inactivés. Par conséquent, les femmes qui allaitent peuvent recevoir un vaccin Pneu-P-23 ou Pneu-C-13, si cela est indiqué. Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre le pneumocoque de la partie 4 ainsi que les chapitres Immunisation des sujets immunodéprimés et Immunisation des personnes aux prises avec une maladie chronique de la partie 3 pour obtenir davantage de renseignements.

Vaccin contre le méningocoque

Le vaccin conjugué contre le méningocoque n'a fait l'objet d'aucune étude chez des femmes enceintes. Cependant, aucune raison théorique ne permet de soupçonner la survenue d' incidents indésirables chez la mère ou le bébé associés à ce vaccin, lequel peut donc être administré dans les cas où les avantages l'emportent sur les risques. L'administration du vaccin conjugué contre le méningocoque devrait être envisagée chez les femmes enceintes dans des situations telles qu'un voyage dans une région présentant un risque élevé, en tant que prophylaxie post-exposition lorsque l'infection par une souche est évitable par la vaccination, si cela est indiqué ou durant une éclosion de méningite, si cela est indiqué. Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre le méningocoque de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Vaccin contre la rage

Si une femme enceinte a possiblement été exposée à la rage, on devrait recourir à la prophylaxie post-exposition. Si la prophylaxie préexposition est indiquée pour des raisons liées au travail ou aux voyages, il convient, en général, d'éviter tout risque d'exposition et de retarder l'immunisation préexposition à moins qu'il subsiste un risque important d'exposition. Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre la rage de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Autres vaccins inactivés

Le vaccin contre le choléra et la diarrhée du voyageur ainsi que le vaccin contre l'encéphalite japonaise n'ont fait l'objet d'aucune étude chez les femmes enceintes. On peut envisager l'administration de l'un ou l'autre de ces vaccins à des femmes enceintes, mais uniquement dans des situations présentant un risque élevé et après avoir soupesé les avantages et les risques. Le vaccin parentéral inactivé contre la typhoïde devrait être administré dans des situations présentant un risque élevé si une protection contre la typhoïde est nécessaire. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter les chapitres de la partie 4 portant sur des vaccins particuliers.

Vaccins non recommandés

Vaccin contre le virus du papillome humain

Le vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) n'est pas indiqué en cas de grossesse, car les données sur l'efficacité et l'innocuité de la vaccination contre le VPH en cas de grossesse sont limitées. Aucune issue défavorable de la grossesse ni aucun effet indésirable sur le développement du fœtus n'ont été signalés. L'administration de la série vaccinale anti-VPH devrait être retardée jusqu'après la grossesse. Si une femme tombe enceinte après avoir entamé la série de vaccination, il faudrait retarder l'exécution de la série jusqu'après la grossesse. Aucune intervention n'est requise si le vaccin a été administré durant la grossesse. Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre le virus du papillome humain de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Vaccins généralement contre-indiqués

Vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole

Le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) [vaccin vivant atténué] est généralement contre-indiqué durant la grossesse en raison du risque théorique pour le fœtus. Cependant, dans certaines situations où les avantages potentiels peuvent l'emporter sur les risques, comme durant une éclosion de rougeole ou de rubéole, il est possible d'envisager la vaccination. Aucune donnée à ce jour ne démontre que le vaccin ROR présente un risque tératogène ou autre. Une vaccination malencontreuse contre la rougeole, les oreillons et la rubéole ne justifie pas l'interruption de la grossesse.

Les femmes enceintes qui ne disposent pas d'une preuve documentée d'immunisation antérieure par un vaccin contenant le virus de la rubéole devraient passer un test sérologique afin que soit détectée la présence d'anticorps contre la rubéole. Celles qui ne sont pas immunisées selon le test sérologique doivent recevoir une dose du vaccin ROR immédiatement après l'accouchement, avant de quitter l'hôpital (à moins qu'elles aient reçu des immunoglobulines anti-Rh [RhIg] - Veuillez consulter les chapitres Immunoglobuline anti-Rh et Vaccin ROR). Les femmes qui ont été immunisées de façon appropriée après leur grossesse n'auront plus besoin de passer de tests sérologiques pour détecter la présence d'anticorps, que ce soit après une vaccination ou lors de grossesses ultérieures. Celles qui ont obtenu un résultat positif à un test sérologique passé pendant une grossesse ne devront pas repasser le test lors de grossesses ultérieures.

Veuillez consulter les chapitres Vaccin contre la rougeole, Vaccin contre les oreillons et Vaccin contre la rubéole de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements.

Vaccin monovalent contre la varicelle

Le vaccin contre la varicelle (vaccin vivant atténué) est contre-indiqué durant la grossesse en raison du risque théorique pour le fœtus; cependant, les données sont insuffisantes pour démontrer que le vaccin contre la varicelle présente un risque tératogène ou autre. Une vaccination malencontreuse contre la varicelle ne justifie pas l'interruption de la grossesse.

Les femmes enceintes qui ne disposent pas d'une preuve documentée d'immunisation antérieure par deux doses du vaccin contre la varicelle ni d'une preuve d'avoir contracté la varicelle doivent passer un test sérologique afin que soit détectée la présence d'anticorps contre la varicelle. Les femmes enceintes considérées comme étant réceptives à la varicelle devraient recevoir deux doses du vaccin monovalent contre la varicelle, à six semaines d'intervalle chacune; la première dose devrait être administrée immédiatement après l'accouchement, avant de quitter l'hôpital (à moins qu'elles aient reçu des RhIg - Veuillez consulter le chapitre Immunoglobuline anti-Rh). Les femmes qui ont été immunisées de façon appropriée n'auront plus besoin de passer de tests sérologiques pour confirmer leur immunité.

Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre la varicelle de la partie 4 pour obtenir davantage de renseignements, y compris sur la prophylaxie post-exposition par l'immunoglobuline antivaricelleuse-antizostérienne chez les femmes enceintes exposées à la varicelle.

Autres vaccins vivants atténués

L'administration d'autres vaccins vivants atténués durant la grossesse doit être évaluée en fonction des risques et des avantages pour chaque femme enceinte. Le vaccin antigrippal vivant atténué à administration intranasale ne devrait pas être administré aux femmes enceintes; le vaccin antigrippal inactivé devrait être utilisé s'il est indiqué. Le vaccin antipoliomyélitique vivant oral ne devrait pas être administré aux femmes enceintes; le vaccin antipoliomyélitique inactivé devrait être utilisé s'il est indiqué. De plus, le vaccin antipoliomyélitique vivant oral n'est pas offert sur le marché canadien. Le vaccin bacille de Calmette-Guérin n'a fait l'objet d'aucune étude chez les femmes enceintes ou qui allaitent. Bien qu'aucun effet nocif n'ait été observé chez le fœtus, le vaccin bacille de Calmette-Guérin ne devrait pas être administré au cours de la grossesse.

Si une femme enceinte doit se rendre dans une région où le risque de transmission de la fièvre jaune est élevé et où il est impossible d'assurer un niveau de protection élevé contre les moustiques, le vaccin contre la fièvre jaune peut être administré lorsque le risque d'exposition est élevé et que le voyage ne peut pas être reporté. Dans une étude menée auprès de femmes vaccinées contre la fièvre jaune tôt durant la grossesse, une faible hausse du risque de malformations mineures chez les bébés a été notée (surtout la peau). Aucun risque accru de malformations majeures n'a été constaté. Puisque les taux de séroconversion à la suite de l'administration du vaccin contre la fièvre jaune sont faibles durant la grossesse, il convient d'envisager de faire passer un test sérologique aux femmes enceintes à la suite de la vaccination. Une vaccination malencontreuse contre la fièvre jaune ne justifie pas l'interruption de la grossesse.

Le vaccin contre la variole peut être envisagé chez les femmes enceintes dans le cas très peu probable d'une exposition présentant un risque élevé.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter les chapitres de la partie 4 portant sur des vaccins particuliers.

Vaccins vivants atténués et immunoglobuline anti-Rh

Une évaluation des avantages et des risques est requise chez les femmes ayant accouché qui ont reçu des RhIg et qui doivent recevoir le vaccin ROR ou le vaccin contre la varicelle. L'administration d'immunoglobulines peut diminuer l'efficacité des vaccins vivants atténués, tels le vaccin ROR et le vaccin contre la varicelle, puisque des anticorps anti-rougeole, anti-rubéole et anti-varicelle peuvent être présents dans la préparation de RhIg. Le risque d'efficacité réduite à long terme du vaccin doit être examiné en fonction du besoin de protection à court terme. Pour optimiser la réponse au vaccin, les femmes réceptives à la rubéole, à la rougeole ou à la varicelle qui reçoivent des RhIg au cours de la période périnatale devraient généralement attendre trois mois avant de recevoir le vaccin ROR ou le vaccin contre la varicelle.

Cependant, s'il existe un risque d'exposition à la rubéole, à la rougeole ou à la varicelle, si une nouvelle grossesse est possible dans les trois mois suivant l'accouchement ou s'il est possible que les vaccins ne puissent pas être administrés à une date ultérieure, le vaccin ROR, le vaccin monovalent contre la varicelle, ou les deux, peuvent être administrés avant le congé de l'hôpital avec une deuxième dose à l'intervalle recommandé, si elle est indiquée. Si seulement une dose est nécessaire, les tests sérologiques pour les oreillons et la varicelle devraient être effectués trois mois plus tard, et les femmes qui n'ont pas eu de réponse immunitaire devraient être vaccinées de nouveau. Advenant le cas où une femme ayant accouché reçoit le vaccin ROR ou le vaccin contre la varicelle avant de recevoir des RhIg et qu'une deuxième dose n'est pas indiquée, des tests sérologiques pour détecter la présence d'anticorps contre la rubéole, la varicelle, ou les deux, devraient être effectués trois mois plus tard, et la femme devrait être vaccinée de nouveau si elle n'a pas eu de réponse immunitaire.

Produits biologiques durant la grossesse

L'administration d'immunoglobulines aux fins d'immunisation passive ne comporte aucun risque connu pour le fœtus ou la femme enceinte. Les produits d'immunoglobulines devraient être administrés au besoin aux femmes enceintes.

En général, les femmes ne devraient pas recevoir d'immunomodulateurs, tels que le rituximab et l'infliximab, pendant une grossesse. On sait que les immunoglobulines de type G (IgG) peuvent traverser la barrière placentaire, et il y a un risque que ce traitement entraîne une déplétion des lymphocytes B chez la femme enceinte et le fœtus. Il est particulièrement important de ne pas administrer des vaccins vivants à des femmes enceintes qui reçoivent des anticorps monoclonaux tels que des inhibiteurs de facteur de nécrose tumorale. Veuillez consulter le chapitre Immunisation des bébés allaités pour obtenir les effets supplémentaires concernant le bébé.

Immunisation des contacts familiaux des femmes enceintes

La présence d'une femme enceinte dans un foyer n'est pas une contre-indication pour la vaccination systématique de ses contacts familiaux. En revanche, la grossesse devrait être considérée comme une occasion de mettre à jour les vaccins des contacts familiaux réceptifs. Le vaccin ROR et le vaccin contenant le virus de la varicelle devraient être administrés lorsque cela est indiqué aux enfants et aux contacts familiaux des femmes enceintes. Les nourrissons vivant sous le même toit qu'une femme enceinte peuvent recevoir un vaccin antirotavirus conformément aux indications. Le risque d'infection ou de maladie due au rotavirus contenu dans le vaccin est faible, car la plupart des femmes en âge de procréer sont déjà immunisées contre le rotavirus par exposition naturelle, et l'infection à rotavirus pendant la grossesse n'entraîne pas de risque connu pour le fœtus.

Dans le cas très peu probable d'une vaccination contre la variole, des mesures de précaution exceptionnelles doivent être prises lorsque des femmes enceintes non vaccinées vivent sous le même toit que des personnes recevant le vaccin contre la variole ou lorsque les contacts étroits de ces personnes ne sont pas vaccinés afin d'éviter la transmission du virus à ces contacts. De telles mesures peuvent consister à isoler le sujet vacciné des femmes enceintes vivant dans le même foyer jusqu'à ce que la croûte du vaccin tombe.

Immunisation durant l'allaitements (veuillez consulter le Tableau 1)

Immunisation des femmes qui allaitent

En général, les vaccins systématiquement recommandés peuvent être administrés sans danger aux femmes qui allaitent. Les données disponibles sur les effets de la vaccination des mères sur les bébés allaités sont limitées. Cependant, aucun effet indésirable lié aux vaccins n'a été signalé. Aucune donnée ne montre que l'immunisation durant l'allaitement entraînera des effets indésirables sur la réponse immunitaire de la mère ou du nourrisson.

La vaccination antigrippale annuelle est recommandée chez les femmes qui allaitent. Le vaccin antigrippal vivant atténué entraîne une réponse immunitaire semblable ou inférieure à celle du vaccin antigrippal inactivé chez les adultes; le vaccin inactivé est privilégié si la femme qui allaite est atteinte d'un trouble chronique.

Les femmes qui allaitent peuvent recevoir les vaccins Td et dcaT, les vaccins contre le pneumocoque, le méningocoque, l'hépatite A, l'hépatite B, la rage, la typhoïde, la varicelle et le choléra ainsi que le VPI et le vaccin ROR, si cela est indiqué. Le vaccin anti-VPH peut être administré aux femmes qui allaitent.

L'administration du vaccin contre l'encéphalite japonaise n'a fait l'objet d'aucune étude chez les femmes qui allaitent. On ne devrait administrer le vaccin contre l'encéphalite japonaise aux femmes allaitantes qui se rendent dans des régions où le risque d'encéphalite japonaise est élevé que dans les cas où le risque lié à la maladie surpasse le risque inconnu de la vaccination pour la femme ou le bébé allaité.

Dans certains cas, la vaccination n'est pas recommandée durant l'allaitement. La transmission probable de la souche vaccinale du virus de la fièvre jaune d'une mère à son bébé par l'allaitement a été signalée. Cependant, les mères qui allaitent ne devraient généralement pas recevoir le vaccin contre la fièvre jaune, à moins que les avantages potentiels l'emportent sur les risques, par exemple des voyages dans des régions où le risque de transmission est élevé et la protection contre les moustiques est impossible. On ignore si le vaccin bacille de Calmette-Guérin est excrété dans le lait humain. Puisque tout vaccin vivant peut être excrété dans le lait humain, on devrait prendre des précautions lorsqu'on envisage d'administrer le vaccin bacille de Calmette-Guérin au cours de l'allaitement. Le vaccin contre la variole n'est pas recommandé chez les femmes qui allaitent en raison du risque théorique de transmission par contact de la mère au nourrisson. Si le vaccin contre la variole est utilisé pour quelque raison que ce soit chez une femme qui allaite, l'allaitement et d'autres contacts étroits avec le bébé devraient cesser jusqu'à ce que la croûte se détache du point de vaccination.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter les chapitres de la partie 4 portant sur des vaccins particuliers.

Immunisation des bébés allaités

En général, les bébés qui sont allaités devraient recevoir tous les vaccins recommandés selon le calendrier de vaccination systématique. Dans les pays développés, il n'existe aucune donnée indiquant que le transfert des anticorps dans le lait humain peut influer sur l'efficacité des vaccins vivants atténués chez les bébés allaités.

Unique exception à cette recommandation : femmes qui allaitent et qui reçoivent des anticorps monoclonaux immunosuppresseurs (p. ex. infliximab ou rituximab), ou qui prennent ces médicaments durant leur grossesse. Comme les anticorps monoclonaux sont excrétés dans le lait maternel, on doit prévenir les femmes de cesser l'allaitement jusqu'à ce que les concentrations de médicaments qui circulent ne sont plus détectables. Les bébés qui ont été exposés au traitement par anticorps monoclonaux, soit durant la grossesse ou l'allaitement, ne devraient pas recevoir de vaccins BCG à la naissance et devraient subir une numération des lymphocytes B. La numération des lymphocytes B devrait être normale avant la vaccination par des vaccins BCG ou vivants. Une consultation avec un immunologiste est conseillée.

Veuillez consulter le chapitre Immunisation des sujets immunodéprimés de la partie 3 pour de plus amples renseignements sur les anticorps monoclonaux et l'immunisation.

Tableau 1 : Sommaire des recommandations pour l'immunisation des femmes enceintes ou allaitantes réceptives
(Les vaccins apparaissent par ordre alphabétique.)
Vaccin Administration pendant la grossesse Administration pendant l'allaitement Commentaires
Vaccins inactivés
Choléra et diarrhée du voyageur Administrer s'il est indiqué dans les situations présentant un risque élevéTableau 1 - Note de bas de page 1 Administrer s'il est indiqué
  • Aucune donnée sur l'administration pendant la grossesse ou l'allaitement.
Hépatite A Administrer s'il est indiqué dans les situations présentant un risque élevéTableau 1 - Note de bas de page 1 Administrer s'il est indiqué
  • Aucune donnée sur l'efficacité et l'innocuité durant la grossesse. L'administration du vaccin contre l'hépatite A devrait être envisagée chez les femmes enceintes lorsque les avantages potentiels l'emportent sur les risques comme dans le cas de la prophylaxie post-exposition ou lors d'un voyage dans une région endémique présentant un risque élevé.
Hépatite B Administrer s'il est indiquéTableau 1 - Note de bas de page 1 Administrer s'il est indiqué
  • Le vaccin contre l'hépatite B peut être administré sans danger pendant la grossesse et l'allaitement.
Virus du papillome humain (VPH) Actuellement non recommandé Administrer s'il est indiqué
  • Les données sur l'administration pendant la grossesse et l'allaitement sont limitées.
Grippe (inactivé) Recommandé Recommandé  
Encéphalite japonaise Administrer s'il est indiqué dans les situations présentant un risque élevéTableau 1 - Note de bas de page 1 Administrer s'il est indiqué dans les situations présentant un risque élevéTableau 1 - Note de bas de page 1
  • Aucune donnée sur l'innocuité ou l'efficacité durant la grossesse ou l'allaitement
Conjugué contre le méningocoque Administrer s'il est indiquéTableau 1 - Note de bas de page 1 Administrer s'il est indiqué
  • Aucune donnée sur l'administration pendant la grossesse. L'administration devrait être envisagée chez les femmes enceintes dans des cas tels qu'un voyage dans une région présentant un risque élevé, en tant que prophylaxie post-exposition lorsque l'infection par une souche est évitable par la vaccination ou durant une éclosion de méningite.
  • Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre le méningocoque de la partie 4 pour obtenir une liste des troubles présentant un risque élevé.
Conjugué contre le pneumocoque 13-valent (Pneu-C-13) Administrer s'il est indiqué pour des troubles présentant un risque élevé Administrer s'il est indiqué pour des troubles présentant un risque élevé
  • Aucune donnée sur l'administration pendant la grossesse.
  • Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre le pneumocoque de la partie 4 pour obtenir une liste des affections avec maladie immunodéficiente pour lesquelles ce vaccin est indiqué.
Antipneumococcique polysaccharidique (Pneu-P-23) Administrer s'il est indiqué pour des troubles présentant un risque élevé Administrer s'il est indiqué pour des troubles présentant un risque élevé
  • Données limitées sur l'administration pendant la grossesse
  • Veuillez consulter le chapitre Vaccin contre le méningocoque dans la partie 4 pour obtenir une liste des troubles présentant un à risque élevé.
Antipoliomyélitique (inactivé) Administrer si une protection immédiate est nécessaire et en cas de risque élevé d'exposition au poliovirus sauvage Administrer s'il est indiqué
  • Données limitées sur l'administration pendant la grossesse.
Rage Administrer s'il est indiqué pour la prophylaxie post-exposition

Retarder l'immunisation préexposition à moins qu'il existe un risque important d'exposition
Administrer s'il est indiqué  
Anatoxine tétanique et dose réduite d'anatoxine diphtérique (Td) Administrer s'il est indiqué Administrer s'il est indiqué
  • Données limitées sur l'utilisation durant la grossesse
Anatoxine tétanique, dose réduite d'anatoxine diphtérique et vaccin anticoquelucheux acellulaire (dcaTp) Vacciner à 26 semaines de grossesse ou plus tard chez les femmes qui n'ont pas déjà été vaccinées à l'âge adulte.

Pendant les éclosions de coqueluche, on doit envisager la vaccination de toutes les femmes enceintes à au moins 26 semaines de grossesse, indépendamment de leur état vaccinal, à partir des recommandations des responsables de la santé publique.

L'immunisation ne devrait pas être retardée jusqu'à un moment proche de l'accouchement étant donné que le temps pourrait être insuffisant pour le transfert optimal des anticorps et la protection directe des bébés contre la coqueluche.
Recommandé - Administrer dès que possible après l'accouchement si la femme n'a pas reçu le vaccin dcaT à l'âge adulte
  • Données probantes limitées sur les répercussions sur l'administration du vaccin dcaT durant la petite enfance
Typhoïde (inactivé) Administrer s'il est indiqué dans les situations présentant un risque élevéTableau 1 - Note de bas de page 1 Administrer s'il est indiqué
  • Aucune donnée sur l'administration pendant la grossesse ou l'allaitement.
Vaccins vivants
Bacille Calmette-Guérin (BCG) Contre-indiqué

Ne devrait généralement pas être administré

L'administration peut être envisagée dans des situations présentant un risque élevé

  • Aucune donnée sur l'administration pendant la grossesse ou l'allaitement.
Grippe (administration intranasale) Ne devrait pas être administré Administrer s'il est indiqué
  • L'efficacité du vaccin antigrippal vivant atténué est semblable ou inférieure à celle du vaccin antigrippal inactivé chez les adultes; le vaccin antigrippal inactivé est privilégié en cas de trouble chronique.
  • Aucune donnée sur l'administration pendant la grossesse.
Rougeole, oreillons et rubéole

Généralement contre-indiqué

Vacciner les femmes réceptives à la rubéole juste après l'accouchement

Recommandé si la femme n'est pas immunisée
  • Aucun effet connu sur le fœtus; risque théorique.
  • Une vaccination malencontreuse ne justifie pas l'interruption de la grossesse.
Variole

Généralement contre-indiqué

Envisager son administration dans des situations présentant un risque élevé (p. ex. à la suite d'une exposition, en cas d'éclosion)Tableau 1 - Note de bas de page 1

Ne devrait généralement pas être administré

L'administration peut être envisagée dans des situations présentant un risque élevé (p. ex. à la suite d'une exposition, en cas d'éclosion)Tableau 1 - Note de bas de page 1

  • Peut causer une infection au fœtus.
  • Interrompre l'allaitement jusqu'à ce que la croûte tombe.
  • Les contacts étroits qui reçoivent le vaccin doivent être isolés des femmes enceintes ou allaitantes et de leur nouveau-né jusqu'à ce que la croûte tombe.
Typhoïde (oral) Contre-indiqué Administrer le vaccin inactivé s'il est indiqué
  • Bien qu'il n'existe aucune donnée, il est raisonnable de supposer que l'un ou l'autre des vaccins Typh-I peut être administré sans danger aux mères qui allaitent.
Varicelle

Contre-indiqué

Vacciner les femmes réceptives à la varicelle immédiatement après l'accouchement

Recommandé si la femme n'est pas immunisée
  • Aucun effet connu sur le fœtus; risque théorique.
  • Une vaccination malencontreuse ne justifie pas l'interruption de la grossesse.
Fièvre jaune Généralement contre-indiqué, à moins qu'il soit impossible d'éviter de se rendre dans une région où le risque de transmission de la fièvre jaune est élevé ou qu'il soit impossible d'assurer un niveau de protection élevé contre les moustiques Généralement contre-indiqué, à moins qu'il soit impossible d'éviter de se rendre dans une région où le risque de transmission de la fièvre jaune est élevé ou qu'il soit impossible d'assurer un niveau de protection élevé contre les moustiques
  • Faibles taux de séroconversion durant la grossesse; tests sérologiques recommandés après la vaccination.
  • Données limitées sur l'innocuité pour le fœtus.
  • Une vaccination malencontreuse ne justifie pas l'interruption de la grossesse.
  • La transmission probable de la souche vaccinale du virus de la fièvre jaune d'une mère à son bébé par l'allaitement a été signalée.

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