Recommandations sur la prévention et le traitement du virus Zika pour les professionnels de la santé au Canada

Une déclaration du Comité consultatif (DCC)
Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV)

Table des matières

Préambule

Le Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV) donne de façon continue à l'Agence de la santé publique du Canada des conseils opportuns de nature médicale, scientifique et de santé publique concernant les maladies tropicales infectieuses et les risques pour la santé associés aux voyages internationaux. L'Agence reconnaît que les conseils et les recommandations formulés dans cette déclaration reposent sur les pratiques médicales et les connaissances scientifiques les plus récentes et les diffuse dans le but d'informer les voyageurs ainsi que les professionnels de la santé qui sont appelés à leur prodiguer des soins.

Les personnes qui administrent ou utilisent des médicaments, des vaccins ou d'autres produits devraient bien connaître la monographie des produits, ainsi que toute autre norme ou instruction approuvée concernant leur usage. Les recommandations relatives à l'usage des produits et les autres renseignements présentés ici peuvent différer de ceux qui figurent dans la monographie ou toute autre norme ou instruction approuvée pertinente établie par les fabricants autorisés. Les fabricants font approuver leurs produits et démontrent l'innocuité et l'efficacité de ceux-ci uniquement lorsque ces produits sont utilisés conformément à la monographie ou à toute autre norme ou instruction approuvée semblable.

Résumé

Contexte : Le virus Zika est récemment devenu une préoccupation de santé publique majeure. L’infection par le virus Zika peut provoquer une microcéphalie et d’autres anomalies congénitales et peut également entraîner des complications neurologiques comme le syndrome de Guillain-Barré.

Objectif : Résumer les données probantes actuelles liées au virus Zika et fournir des lignes directrices à l’intention des professionnels de la santé sur la prévention des infections et la prise en charge de la maladie chez les patients. Les Canadiens qui voyagent dans des régions touchées par le virus Zika ou qui en reviennent, ainsi que leurs partenaires, constituent la principale population de patients visée par nos recommandations.

Méthodologie : Cette déclaration a été élaborée par un groupe de travail du Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV). Les recommandations sont basées sur une revue de la littérature et le jugement clinique.

Résultats : Lorsque dans les zones touchées, les voyageurs devraient utiliser des mesures de protection individuelle contre les piqûres de moustique notamment des insectifuges et des moustiquaires protégeant les lieux de vie contre l’entrée des moustiques. Les femmes enceintes devraient éviter de voyager dans des régions désignées par l’Organisation mondiale de la SantéNote de bas de page 1 (zones à l’extérieur des États-Unis) ou du Centers for Disease Control and PreventionNote de bas de page 2 (zones à l’intérieur des États-Unis) comme étant une source d’inquiétude en raison de la transmission continue du virus Zika. Les femmes qui planifient une grossesse devraient consulter leur fournisseur de soins de santé et envisager de reporter leur voyage dans ces régions. Tous les autres voyageurs pourraient envisager de reporter leur voyage dans les zones désignées en fonction de leurs valeurs et préférences.

La transmission sexuelle du virus Zika se produit. Pour cette raison, les couples doivent éviter de concevoir pendant leur séjour dans les zones à risque et après leur retour (se reporter au tableau des recommandations pour plus de précisions). Les couples doivent s’abstenir ou utiliser des méthodes de barrière (p. ex. préservatifs) pendant toute la durée d’une grossesse dans le cas d’une grossesse en cours et pour tout homme se trouvant dans une région à risque ou ayant été dans une telle zone.

Les fournisseurs de soins de santé doivent s’enquérir des antécédents de voyage de leurs patientes enceintes, y compris les renseignements pertinents liés aux antécédents de voyage de leur(s) partenaire(s). Les recommandations en matière de dépistage et de gestion sont fournies pour tous les personnes atteintes/impliquées, y compris : les partenaires possiblement contagieux, les femmes enceintes (symptomatiques ou asymptomatiques) ainsi que le fœtus ou le nourrisson des femmes possiblement infectées. Il n’existe pas de traitement spécifique pour le traitement contre l’infection par le virus Zika.

Conclusion : L’infection par le virus Zika peut avoir de graves conséquences. La prévention consiste à appliquer les mesures suivantes : empêcher la primo-infection en évitant de se faire piquer par des moustiques et réduire le risque de transmission secondaire par prévention de transmission sexuelle. CCMTMV continuera à surveiller et à examiner de nouvelles données probantes liées au virus Zika, et mettra à jour ces recommandations en conséquence.

Introduction

L’infection par le virus Zika est causée par un flavivirus qui est transmis par la morsure d’un moustique Aedesinfecté, notamment du genre Aedes aegypti. On a également établi un lien entre le genre Aedes albopictus et la transmission du virus ZikaNote de bas de page 3. Bien que des infections chez les humains aient été observées dans les années 1950, le virus Zika ne s’est que tout récemment propagé et représente désormais une préoccupation de santé publique majeure. À l’heure actuelle, une éclosion importante est en cours dans les Amériques; la transmission se produit également dans certains autres pays. Des éclosions sont également survenues sur les îles du Pacifique-Sud et sur l’archipel du Cap-Vert. Avant cette éclosion, les zones de transmission endémique connues se réduisaient à l’Asie et à l’Afrique. L’intensité de transmission dans ces régions a été jugée comme faible, bien que la surveillance ait été limitée. Il est probable que le virus continuera de se propager, puisque les moustiques vecteurs se trouvent dans de nombreuses régions tropicales et subtropicales, ainsi que dans certaines zones tempérées plus chaudesNote de bas de page 4,Note de bas de page 5.

Une inquiétude majeure à l’égard de l’éclosion actuelle a trait au regroupement spatial et temporel de l’activité du virus Zika qui est accompagné d’une incidence accrue de microcéphalie chez les nouveau-nés, définie comme une mesure de la circonférence crânienne inférieure au troisième percentile et disproportionnée par rapport au poids et à la tailleNote de bas de page 6,Note de bas de page 7. Par exemple, une étude épidémiologique a démontré une forte association entre le virus Zika et la microcéphalie au sein de la population de la Polynésie française, où une éclosion a eu lieu de 2013 à 2015Note de bas de page 8. Le rôle du virus Zika dans la microcéphalie est corroboré par la découverte du génome viral du virus Zika dans le liquide amniotique, le placenta et les tissus de fœtus et nouveau-nés présentant cette malformationNote de bas de page 9,Note de bas de page 10. Le profil de microcéphalie associé au virus Zika semble s’inscrire dans un plus vaste ensemble d’anomalies fœtales maintenant appelé syndrome congénital associé à l’infection au virus Zika (CZS), un syndrome qui peut être différent de celui causé par d’autres agressions du fœtusNote de bas de page 9. Une relation de cause à effet entre l’infection prénatale par le virus Zika et la microcéphalie ou d’autres anomalies neurologiques graves chez le nourrisson a été reconnue au sein de la communauté scientifique d’après les données probantes disponiblesNote de bas de page 11,Note de bas de page 12,Note de bas de page 13,Note de bas de page 14.

Bien que la maladie soit habituellement bénigne chez l’adulte, l’infection par le virus Zika peut causer de grave séquelle telle que le syndrome de Guillain-Barré (SGB)Note de bas de page 7,Note de bas de page 15. Une étude cas-témoins réalisée en Polynésie française estime un risque de développer le SGB de 0,24 pour 1 000 personnes infectées par le virus Zika, ce qui est comparable au risque de 0,25 à 0,65 pour 1 000 personnes infectées par Campylobacter jejuni qui est bien établi. On a également signalé des cas d’encéphalomyélite aiguë disséminée suivant l’infection par le virus ZikaNote de bas de page 16.

Finalement, il existe de nombreuses données témoignant d’une transmission sexuelle du virus Zika des personnes infectées à leur(s) partenaire(s). Bien que la majorité des cas de transmission sexuelle se soit faite d’homme à femme, une transmission de femme à hommeNote de bas de page 17 et entre hommesNote de bas de page 18,Note de bas de page 19,Note de bas de page 20,Note de bas de page 21Note de bas de page 22 a également été signalée.

La présente déclaration vise à revoir nos connaissances actuelles relative à l’infection au virus Zika et fournir des lignes directrices aux fournisseurs de soins de santé en ce qui concerne la prévention et la gestion du virus Zika.

Méthodologie

Cette déclaration a été élaborée par un groupe de travail du Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV). Les membres du groupe de travail proviennent du CCMTMV, de l’Agence de la santé publique du Canada (l’Agence) et de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada. Chaque membre était bénévole, et aucun d’entre eux n’a signalé de conflit d’intérêts pertinent. Ces lignes directrices complètent plusieurs déclarations actuelles du CCMTMV, notamment la Déclaration relative aux mesures de protection individuelle pour prévenir les piqûres ou morsures d’arthropodesNote de bas de page 23 et la Déclaration relative à la voyageuse enceinteNote de bas de page 24. Une recherche de la documentation liée au virus Zika a été effectuée. Les lignes directrices et les rapports des organismes de santé publique nationaux et internationaux, notamment les Centers for Disease Control des États-Unis, l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ont également été saisis et examinés.

Épidémiologie

Le virus Zika a été isolé pour la première fois en 1947 chez des singes en Ouganda. Peu après (1952), des infections chez les humains ont été détectées en Ouganda et en TanzanieNote de bas de page 25,Note de bas de page 26. En revanche, peu de cas ont été recensés chez les humains avant 2007, date à laquelle la première grande éclosion d’infection par le virus Zika est survenue sur l’île de Yap (Micronésie), dans le sud-ouest de l’océan PacifiqueNote de bas de page 27. Entre 2013 et 2015, d’autres éclosions sont survenues sur les îles et les archipels de la région du Pacifique, notamment une importante éclosion en Polynésie françaiseNote de bas de page 28,Note de bas de page 29 ainsi qu’une autre éclosion sur l’archipel du Cap-VertNote de bas de page 30. En 2014, le premier cas de transmission locale dans les Amériques a été signalé sur l’île de PâquesNote de bas de page 31. Le virus Zika s’est depuis propagé dans de nombreuses régions des AmériquesNote de bas de page 32, et en plusieurs autres régions. On s’attend à ce que le virus Zika continue de se propager, particulièrement dans les régions tropicales et subtropicalesNote de bas de page 33,Note de bas de page 34.

Transmission

Les moustiques associés au virus Zika sont actifs à la fois pendant le jour et la nuit; les morsures se font souvent les plus fréquentes le matin et en fin d’après-midi. Chez les hôtes vertébrés, la période d’incubation est généralement de trois à douze jours, alors que la virémie (période pendant laquelle le virus Zika est présent dans le sang) dure habituellement de trois à cinq joursNote de bas de page 35,Note de bas de page 36,Note de bas de page 37. La virémie a généralement été détectée uniquement pendant les symptômes ou quelques jours après, bien qu’un cas de virémie prolongée ait été signalé au cours de la grossesseNote de bas de page 38, chez un homme adulteNote de bas de page 39 et chez un nouveau-néNote de bas de page 40. Il est incertain si la virémie est détectable avant les symptômes, ou lors d’une infection asymptomatique. Si un hôte humain (ou autre) est piqué par un moustique compétent alors qu’il est virémique, il pourrait infecter le moustique, contribuant ainsi au cycle de transmissionNote de bas de page 34. En outre, on croit que la transmission verticale entre la mère et son fœtus en développement survient lors de cette période virémiqueNote de bas de page 41,Note de bas de page 42. Les autres voies de transmission comprennent la transfusion de produits sanguinsNote de bas de page 43 et la transmission sexuelle par un homme après une infection symptomatiqueNote de bas de page 18,Note de bas de page 19,Note de bas de page 20,Note de bas de page 21. Il existe un seul cas de transmission sexuelle d’une femme symptomatique infectée à un partenaire sexuelNote de bas de page 17 et un autre cas de transmission sexuelle d’un homme asymptomatique infecté à son partenaireNote de bas de page 44. À l’heure actuelle, il n’y a pas suffisamment de données pour évaluer le risque quantitatif associé aux différentes formes de transmission sexuelle. Un cas de transmission intrafamiliale a également été signalé, sans mécanisme évident; ce qui soulève la question d’une transmission par d’autres formes de contactNote de bas de page 45.

L’ARN viral a été détecté dans le sperme des hommes présentant des antécédents connus de maladie symptomatique. La durée moyenne de l’élimination du virus dans le sperme est inconnue, mais il existe un rapport qui fait état d’une détection de l’ARN six mois après les symptômes de la maladie aiguëNote de bas de page 46. L’ARN viral a également été détecté dans la saliveNote de bas de page 29, l’urineNote de bas de page 47,Note de bas de page 48 et dans la muqueuse cervicaleNote de bas de page 49,Note de bas de page 50 plus d’une semaine après la clairance de la virémie. Des anticorps neutralisants anti-virus Zika sont détectables après l’infection, de sorte que l’on peut présumer, en extrapolant à partir d’autres flavivirus, que l’immunité est de longue durée après l’infection.

Aussi, bien que l’ARN du virus Zika ait été détecté dans le lait maternel, aucun cas documenté de transmission aux nourrissons par le biais de l’allaitement n’a été rapportéNote de bas de page 19. Aucune complication expressément liée à l’infection durant la venue d’un nouveau-né n’a été observée, mais les données sont très limitées. Pour le moment, l’Organisation mondiale de la Santé estime que « les avantages de l’allaitement pour le nourrisson et la mère l’emportent sur les risques potentiels de transmission du virus Zika dans le lait maternel »Note de bas de page 51. Jusqu’à ce que de nouvelles données probantes soient disponibles sur la transmission par le lait maternel, le CCMTMV propose que les avantages et les inconvénients potentiels de l’allaitement au cours de l’infection par le virus Zika aiguë doivent faire l’objet de discussions avec chaque patient, et que des décisions soient prises sur une base individuelle.

Manifestations cliniques

Environ de 20 à 25 % des personnes infectées par le virus Zika vont manifester des symptômes tels que la fièvre, la myalgie, un prurit, une douleur oculaire et une éruption cutanée maculopapulaireNote de bas de page 27Note de bas de page 52. Les manifestations cliniques précoces du virus Zika sont semblables à celles d’autres infections à arbovirus, y compris la dengue et le chikungunyaNote de bas de page 52,Note de bas de page 53. Par conséquent, il est fort probable que le diagnostic différentiel d’un voyageur fébrile de retour d’un pays des Amériques comprenne ces entités arbovirus, de même que le paludismeNote de bas de page 54 et d’autres infections viralesNote de bas de page 55,Note de bas de page 56.

Des complications neurologiques, telles que le SGB, ont été signalées dans plusieurs pays touchés par des éclosions d’infection par le virus ZikaNote de bas de page 15,Note de bas de page 36,Note de bas de page 57,Note de bas de page 58. Ceux-ci inclus la Polynésie française, où une étude cas-témoins a estimé que la probabilité d’une sérologie positive pour le virus Zika était substantiellement plus élevée chez les cas de SGB que chez les sujets témoins appariés (rapport de cotes [RC] de 59,7; IC à 95 % de 10,4 à ∞) Note de bas de page 59. Dans cette même étude, en fonction d’une séroprévalence de 0,66 au sein d’une population infectée par le virus Zika, le risque de SGB après une infection par le virus Zika a été estimé à environ 0.25 pour 1 000 personnes infectées. Les autres manifestations neurologiques associées à une infection par le virus Zika ayant aussi été récemment signalées, telles que la myélite aiguë, la méningo-encéphalite aiguë et l’encéphalomyélite aiguë disséminéeNote de bas de page 16,Note de bas de page 60,Note de bas de page 61, indiquent que le spectre neurologique des séquelles associées au virus Zika pourrait être plus large que l’on croyait.

Une thrombopénie cliniquement significative ainsi que des hématomes sous-cutanés ont également été signalés en faible nombreNote de bas de page 62,Note de bas de page 63. Des décès attribuables à d’autres causes ont également été signalésNote de bas de page 64,Note de bas de page 65.

Le Brésil, la Polynésie française et plusieurs autres pays touchés (p. ex. la Colombie)Note de bas de page 7 ont signalé le syndrome congénital associé à l’infection au virus Zika. Les manifestations courantes comprennent une microcéphalie, une atrophie cérébrale, un développement cortical anormal, une hypoplasie du corps calleux et des calcifications sous-corticales diffusesNote de bas de page 12,Note de bas de page 69. Des malformations oculaires ainsi que d’autres malformations congénitales, comme une arthrogrypose et une anasarque fœtoplacentaire, ont également été décritesNote de bas de page 66,Note de bas de page 67,Note de bas de page 68.

Bien que la probabilité de graves dommages pour le fœtus suite à une infection soit méconnue, il existe des preuves qui suggèrent que ce n’est pas un événement rare. Par exemple, une étude de cas au Brésil indique que l’infection serait associée à de lourdes conséquences, notamment le décès du fœtus, une insuffisance placentaire, un retard de croissance fœtale et une atteinte du système nerveux central (SNC) (12 des 42 femmes infectées par le virus Zika ayant subi une échographie Doppler)Note de bas de page 70. Une étude rétrospective de patients de la Polynésie française a indiqué que les répercussions du virus Zika étaient principalement attribuables aux infections survenues au cours du premier trimestre (on a estimé que ces infections entraînent un risque d’environ 1 % de microcéphalie)Note de bas de page 8.

Les examens de l’épidémiologie du virus Zika, ainsi que le lien de causalité entre le virus Zika et la microcéphalie ont été publiés récemmentNote de bas de page 11.

Risque pour les voyageurs

L’Agence a publié une évaluation du risque associé au virus Zika pour les CanadiensNote de bas de page 71. En voici les conclusions :

  • Pour la plupart des voyageurs infectés, l’incidence du virus Zika sur la santé sera faible, voire inexistante (répercussions faibles, niveau de confiance modéré). Cependant, de graves répercussions (p. ex. SGB) peuvent se produire chez certaines personnes touchées (répercussions élevées, niveau de confiance élevé).
  • On pourrait observer des répercussions très élevées (niveau de confiance élevé) chez l’enfant à naître des femmes infectées par le virus Zika pendant leur grossesse.
  • La transmission sexuelle, de voyageurs symptomatiques de sexe masculin à un partenaire sexuel qui n’a pas voyagé, a été signalée. Étant donné que relativement peu de voyageurs seront infectés par le virus Zika, la probabilité de transmission par cette voie est faible (niveau de confiance modéré). Toutefois, si un homme contracte une infection par le virus Zika et est symptomatique, la probabilité de transmission à son partenaire sexuel est évaluée comme étant modérée (niveau de confiance faible).

Cette évaluation tenait également compte de facteurs qui pourraient avoir une incidence sur la probabilité ou les répercussions d’une infection par le virus Zika. Même si les données probantes à cet égard sont très limitées, on a déterminé plusieurs relations plausibles :

  • Les conditions à une altitude plus élevée (≥ 2 000 m) ne sont généralement pas en faveur de la réplication virale ou de la survie des populations d’Aedes aegypti. Proportionnellement, la probabilité relative d’infection par le virus Zika pourrait être considérablement moins élevée pour les voyageurs (selon le temps passé à une altitude plus élevée par rapport à une altitude plus faible) qui se rendent dans de telles régions.
  • Toute autre chose étant égale, la probabilité d’infection est plus élevée dans les pays et les régions qui signalent des niveaux élevés d’activité du virus Zika que dans ceux qui n’en signalent pas.
  • La probabilité d’infection est probablement plus faible pour les voyages plus courts ou pour les voyageurs qui demeurent dans des environnements protégés (p. ex. hébergement climatisé et muni de bonnes moustiquaires, transit dans un aéroport dans une région à risque). Cela peut également s’appliquer aux situations où le voyageur demeure dans un endroit isolé, c’est-à-dire où il existe relativement peu de résidents qui pourraient faciliter une transmission soutenue.

Le CCMTMV souligne que des évaluations quantitatives rigoureuses pour la gamme complète des risques associés au virus Zika sont pour le moment impossibles. Ceci reflète, entre autres, les incertitudes liées aux éléments suivants : probabilité que les voyageurs soient infectés par le virus Zika, probabilité que les voyageurs infectés par le virus Zika manifestent des séquelles graves comme le SGB, et probabilité que l’infection maternelle pendant la grossesse infecte le fœtus. Dans un tel contexte d’incertitude, ainsi qu’en raison des répercussions possiblement graves de l’infection par le virus Zika chez le fœtus, nos recommandations sont prudentes. Cependant, nous sommes également conscients qu’il peut se produire des circonstances dans lesquelles un patient se trouve dans l’incapacité de respecter nos conseils ou ne peut savoir avec certitude s’il doit les respecter. Dans une telle situation, nous croyons qu’il est approprié de prendre en considération les facteurs tels que ceux mentionnés ci-dessus afin d’aider à éclairer le processus de prise de décision (voir également ci-dessous, décision de voyager dans des régions à risque).

Zones à risque

On observe une transmission répandue du virus Zika dans la plupart des régions d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale, ainsi que les Caraïbes, mais pas dans les régions tempérées de l’Argentine et du Chili. Des cas de transmission locale sont également signalés dans la région limitée de l’État de la Floride et dans un certain nombre de pays de l’Asie du Sud-Est et de la région du Pacifique occidental.

Les régions à risque dans lesquelles les recommandations formulées dans la présente déclaration s’appliquent se trouvent dans les sources suivantes :

Certaines régions d’Afrique et d’Asie ont connu la transmission du virus Zika par le passé, ou sont considérées comme étant endémiques avec une très faible possibilité de transmission aux voyageurs. Actuellement, l’Agence ne désigne pas ces régions comme des régions à risque, ni les pays ou les territoires où le virus Zika a été signalé mais seulement chez les voyageurs ou en raison d’une transmission sexuelle.

Prévention – Décision de voyager dans des régions à risque

Tous les voyageurs

Les fournisseurs de soins de santé devraient discuter avec les voyageurs de ce qui est connu et inconnu à propos du virus Zika pour aider leurs patients à faire un choix éclairé sur les voyages à partir des présentes lignes directrices et des renseignements sur le virus Zika que contient la page Web du gouvernement du Canada sur le virus ZikaNote de bas de page 72. Voici les facteurs à prendre en considération :

  • La possibilité de séquelles graves telles que des complications neurologiques après l’infection (p. ex., SGB, encéphalomyélite aiguë disséminée).
  • La possibilité qu’une infection par le virus Zika durant la grossesse ait de graves répercussions sur le fœtus.
  • La possibilité de transmission sexuelle des hommes à leurs partenaires sexuelles, qui est particulièrement pertinente pour les couples qui tentent activement de concevoir un enfant.
  • La possibilité de comorbidités entraînant une prédisposition à des résultats plus graves (il existe peu de données probantes précises à cet égard, mais on peut raisonnablement s’attendre à de telles répercussions).
  • Les valeurs et les préférences des patients (y compris la perception du risque et la tolérance au risque).
  • Les possibles répercussions du respect des recommandations sur la planification d’un couple en matière de procréation.
  • La grande incertitude qui continue de freiner l’élaboration de solides évaluations du risque pour les Canadiens.
  • Les facteurs propres à l’itinéraire (voir la section sur le risque pour les voyageurs canadiens) qui pourraient avoir une incidence sur la probabilité d’être exposé au virus Zika.

Femmes enceintes et femmes qui planifient une grossesse

Le CCMTMV recommande aux femmes enceintes d’éviter de voyager dans les régions à risque répertoriées dans les sources ci-dessus. Les femmes qui planifient une grossesse doivent consulter leur fournisseur de soins de santé et envisager de reporter leur voyage dans les régions à risque (telles qu’elles sont définies ci-dessus). On conseille fortement aux femmes enceintes et à celles prévoyant une grossesse qui voyagent dans des régions à risque d’utiliser des mesures de protection individuelle pour prévenir les piqûres d’insectes (voir ci-dessous pour obtenir plus de renseignements). Pour les voyageurs en général (voir la section précédente), les fournisseurs de soins de santé devraient aider leurs patients à prendre une décision éclairée concernant les voyages ou d’autres aspects de la prévention de l’infection par le virus Zika. Le risque de graves résultats indésirables de la grossesse mérite une attention particulière.

Prévention de la transmission par les moustiques

Le CCMTMV recommande que tous les voyageurs qui se rendent dans des régions à risque doivent être avisés de respecter strictement les recommandations concernant l’utilisation de mesures de protection individuelle contre les piqûres de moustiques (voir ci-dessous). Étant donné que les moustiques qui transmettent le virus Zika peuvent piquer à n’importe quel moment (y compris pendant les heures de jour), des mesures de protection individuelle devraient être utilisées tout au long de la journée et de la nuit. L’adoption des mesures de protection individuelle fournira une protection contre le virus Zika ainsi que contre d’autres maladies vectorielles associées, comme le paludisme, la dengue et le chikungunya. Les recommandations en matière de mesures de protection individuelle se trouvent dans la Déclaration relative aux mesures de protection individuelle pour prévenir les piqûres ou morsures d’arthropodes du CCMTMVNote de bas de page 23. Ces recommandations sont résumées comme suit :

Mesures de protection individuelle pour prévenir les piqûres ou morsures d’arthropodes

  1. Couvrez-vous :
    • Portez une chemise ample de couleur claire à manches longues rentrée dans un pantalon, des chaussures ou des bottes (évitez les sandales) et un chapeau.
  2. Utilisez un insectifuge sur la peau exposée.
    • Il est recommandé que les adultes utilisent des insectifuges contenant du DEET (20-30 %) ou de l'icaridine (20 %).
    • Il est recommandé que les enfants âgés de six mois à douze ans utilisent des insectifuges contenant de l'icaridine (20 %). Comme autre option, ce groupe d'âge peut utiliser des insectifuges présentant des concentrations de DEET appropriées à son âge ou des concentrations de menthane-3,8-idiol selon l'étiquette.
    • Si les piqûres ne peuvent pas être évitées en utilisant une barrière physique, envisagez d'utiliser jusqu'à 10 % de DEET ou 10 % d'icaridine pour les enfants de moins de six mois.
  3. Protégez les lieux de vie de l'entrée des moustiques :
    • Séjournez dans une chambre climatisée bien protégée par des moustiquaires ou complètement fermée.
    • Réduisez vos risques dans les lieux de travail et d'hébergement en fermant les avant-toits, en éliminant les trous dans les murs et les toits, et en fermant toutes les autres ouvertures.
  4. S'il est impossible d'empêcher l'entrée des moustiques dans les lieux de vie (p. ex. par des moustiquaires) :
    • Utilisez une moustiquaire (p. ex. pour dormir ou se reposer à l'intérieur), de préférence imprégnée d'insecticide.
    • Des moustiquaires peuvent également être utilisées pour protéger les enfants dans leur parc, berceau ou poussette.
    • Les moustiquaires fourniront également une protection contre des maladies comme le paludisme.
  5. Appliquez de la perméthrine (insecticide) sur les vêtements et les autres accessoires de voyage pour une meilleure protection.
    • Bien que les traitements à la perméthrine pour les vêtements ne soient pas grandement accessibles au Canada, les cliniques de santé des voyageurs peuvent vous indiquer comment acheter de la perméthrine et du matériel prétraité avant ou pendant votre voyage.
    • Les traitements des vêtements à la perméthrine sont efficaces pendant plusieurs lavages.
    • Suivez toujours les instructions figurant sur l'étiquette lors de l'utilisation de la perméthrine.
    • Évitez de vaporiser la perméthrine directement sur la peau.

La sécurité des insectifuges, des moustiquaires imprégnées d’insecticide et des vêtements traités à la perméthrine/des traitements des vêtements à la perméthrine ont été examinées au Canada ou aux États-Unis. Leur sécurité est établie pour les enfants, les femmes enceintes et celles qui allaitent, s’ils sont utilisés conformément aux instructions figurant sur l’étiquette.

Prévention de la transmission sexuelle

L’ARN du virus Zika a été détecté dans le sperme aussi longtemps que six mois après la fin de la maladie aiguëNote de bas de page 21,Note de bas de page 46,Note de bas de page 73. On ne sait ni combien de temps peut durer l’élimination virale dans le sperme, ni à quelle fréquence cela peut se produire lorsque l’infection est asymptomatique, ni la facilité avec laquelle le virus peut être transmis par contact sexuel. Cependant, le nombre de rapports indiquant une transmission sexuelle montre une augmentation, ce qui suggère que cette voie de transmission ne serait pas rare. Utilisés correctement, les condoms réduisent au minimum le risque de transmission sexuelle.

Femmes enceintes et leur partenaire

Lorsqu’ils se trouvent dans une région à risque, les femmes enceintes et les partenaires masculins doivent pratiquer l’abstinence ou utiliser des condoms. Si un partenaire de sexe masculin s’est rendu dans une région à risque, les couples doivent pratiquer l’abstinence ou utiliser des méthodes de barrière (p. ex. préservatifs) pendant toute la durée de la grossesse. Bien que les mécanismes exacts de transmission sexuelle par des femmes à un partenaire soient incertains, le contact avec des sécrétions génitales féminines peut également présenter un risque pour les femmes enceintesNote de bas de page 17. Si le partenaire de la femme enceinte s’est rendu dans une région à risque, ce couple doit également pratiquer l’abstinence ou utiliser des condoms (y compris après son retour) pendant la durée d’une grossesse.

Couples prévoyant une grossesse

Compte tenu des renseignements actuels sur la période d’incubation et la durée de la virémie ainsi que de l’incertitude concernant la durée de la persistance virale dans les tissus, les femmes qui souhaitent devenir enceintes devraient attendre au moins deux mois après leur retour d’une région à risque avant de tenter de concevoir un enfant. Pour un couple où le partenaire masculin s’est rendu dans une région à risque, il est raisonnable d’attendre six mois avant d’essayer de concevoir un enfant. D’après les données probantes actuelles, la transmission après six mois, le cas échéant, est probablement très rare. Toute décision de prolonger la période d’abstinence ou d’utilisation des mesures de protection au-delà de cette période doit respecter les valeurs et les préférences de chaque patient.

Couples dont la femme n'est pas enceinte ou ne prévoyant pas actuellement une grossesse

Les hommes qui reviennent d’une région à risque et qui désirent réduire la possibilité de transmission sexuelle à leur partenaire (en dehors du contexte d’une grossesse) peuvent le faire par l’utilisation appropriée des condoms. L’utilisation de condoms confère probablement la plus grande protection dans les premières semaines suivant la maladie, mais compte tenu de la possibilité de la persistance à long terme dans le sperme, elle devrait être envisagée pendant les six mois suivant le retour d’une région à risque.

Un cas de transmission sexuelle de la femme à l’homme a été signaléNote de bas de page 17. Il est possible que cet événement soit dû à un contact avec du sang virémique. L’utilisation du condom ou d’autres méthodes de barrière réduit probablement le risque d’une telle transmission, et est raisonnable pour une période de deux mois après la maladie symptomatique, ou après le retour des voyageurs d’une région endémique dans le cas d’une femme asymptomatique. La prudence est de rigueur afin d’éviter tout contact direct avec du sang menstruel.

Analyses en laboratoire dans le contexte de la prévention de la transmission ou de la surveillance des femmes enceintes

Les analyses en laboratoire pour l’infection par le virus Zika sont entièrement décrites ci-dessous. En théorie, selon les renseignements issus d’autres infections virales semblables, l’absence d’anticorps anti-virus Zika spécifiques au moins deux semaines après la dernière exposition possible signifie que la personne n’a jamais été infectée, et qu’elle n’est pas contagieuse pour son partenaire sexuel ni pour le fœtus. Selon le contexte, telles personnes séronégatives peuvent envisager l’abandon du suivi intensif des complications liées au virus Zika pendant la grossesse ainsi que des mesures pour prévenir la transmission sexuelle (voir le tableau pour des recommandations spécifiques). L’absence d’ARN du virus Zika dans un échantillon de sperme pourrait indiquer l’absence de contagiosité, mais il n’existe pas de données à l’appui de cette pratique à l’heure actuelle. Le risque théorique de faible sensibilité de l’analyse pour certaines souches du virus Zika demeure. À l’heure actuelle, au Canada, le dépistage est axé sur les personnes symptomatiques et les femmes enceintes. Le dépistage des personnes asymptomatiques (hommes ou femmes non enceintes) n’est pas systématiquement offert bien qu’il puisse y avoir des circonstances où il peut être disponible (voir ci-dessous).

Diagnostic en laboratoire

Au Canada, le test moléculaire pour le dépistage du virus Zika est effectué par certains laboratoires provinciaux, à l’aide de la méthode de transcriptase inverse-réaction en chaîne de la polymérase (RT-PCR). C’est le Laboratoire national de microbiologie qui fournit un soutien aux provinces et aux territoires à cet égard et qui effectue les tests de confirmation. Bien qu’on ignore la sensibilité et la spécificité des tests moléculaires, on présume qu’elle est élevée, du moins durant les premiers jours de la maladie, car il semble que le virus Zika circule dans le sang durant les trois à cinq premiers jours suivant l’apparition des symptômesNote de bas de page 33. L’ARN du virus peut demeurer présent dans l’urine quelques jours après avoir cessé d’être détectable dans le sangNote de bas de page 33,Note de bas de page 74. Des renseignements sur les lignes directrices et les recommandations relatives au dépistage du Laboratoire national de microbiologie sont disponible sur le site Web du gouvernement du CanadaNote de bas de page 75.

Au Laboratoire national de microbiologie, le dépistage sérologique, par dosage immunoenzymatique des IgG à l’interne au moyen de l’épreuve ELISA des Centers for Disease Control des États-Unis, puis par séroneutralisation par réduction des plages de lyse (test PRNT) pour confirmer la présence du virus Zika, est actuellement réaliséNote de bas de page 36. Les anticorps apparaissent cinq ou six jours environ après l’apparition des symptômesNote de bas de page 36. La RT-PCR et le dépistage sérologique doivent tous deux être prescrits aux patients malades en phase aiguë dont les symptômes sont apparus depuis moins de 10 jours afin d’optimiser la sensibilité. Pour les patients convalescents chez qui les symptômes sont apparus il y a plus de 10 jours, seul le test sérologique devrait être prescrit. Les tissus ou liquides appropriés à prélever pour la RT-PCR diagnostique comprennent le plasma/sérum, l’urine, le liquide céphalorachidien (LCR), le liquide amniotique et le tissu placentaire. Le dépistage sérologique est habituellement réalisé au moyen de sérum, bien que des anticorps viraux aient parfois été détectés dans le liquide céphalorachidien après une atteinte neurologique.

Comme le virus Zika fait partie de la famille des flaviviridés, des tests sérologiques, y compris le IgM ELISA peuvent avoir une réactivité croisée entre ce virus et d’autres flavivirus, comme le virus de la dengue, le virus du Nil occidental et le virus de la fièvre jaune (y compris chez des patients ayant été vaccinés)Note de bas de page 4. La confirmation du virus Zika repose donc sur l’amplification de l’ARN viral par RT-PCR, ou sur le test sérologique de confirmation (PRNT). Le test de confirmation exige généralement la neutralisation de la production des IgG, lesquels apparaissent parfois après les IgM. La spécificité du dosage des IgM par l’épreuve ELISA est limitée, en particulier lors de surinfections par des flavivirus. L’infection par le virus Zika est confirmée lorsque les échantillons de sérum montrent des IgM, et des anticorps spécifiques anti-virus Zika confirmé par un test PRNT. Toutefois, en phase aiguë et convalescente, il est également recommandé que des sérums soient prélevés toutes les deux à trois semaines des personnes atteintes de façon équivoque. Ces prélèvements serviront à documenter une séroconversion ou une augmentation diagnostique (de facteur de quatre ou plus) de la production d’anticorps neutralisants propres au virus. Cela s’explique par le fait que les personnes déjà infectées ou vaccinées contre un flavivirus pourraient présenter une réactivité croisée aux tests PRNT, ce qui les rend difficiles à interpréter. Comme nous l’avons vu plus haut, un résultat négatif au test sérologique au moins deux semaines après la dernière exposition possible devrait indiquer l’absence d’infection récente, bien que la sensibilité exacte des tests actuellement disponibles n’ait pas été déterminée. Si un résultat négatif au test sérologique est pris en considération pour arrêter de prendre les précautions relatives à la transmission, une évaluation du risque minutieuse est nécessaire.

Un test PCR au moyen d’un échantillon de liquide amniotique peut être effectué (lorsque l’amniocentèse est techniquement faisable) afin de confirmer l’infection par le virus Zika chez le fœtus. Cependant, comme on ignore pour l’instant dans quelle mesure l’infection par le virus Zika chez le fœtus nuit à la grossesse, il importe de soupeser les risques liés à l’amniocentèse et les l’utilité clinique de la connaissance du résultat. En effet, même s’il élimine la possibilité d’une infection par le virus Zika en cours, un résultat négatif au test PCR n’exclut pas une infection antérieure. Par ailleurs, on ne sait pas à quel moment l’ARN du virus Zika apparaît dans le liquide amniotique après l’infection, ni pendant combien de temps il reste détectable. Certaines données ont démontré que l’ARN viral pouvait subsister plusieurs mois dans le liquide amniotiqueNote de bas de page 76.

Le test PCR en vue du diagnostic d’infection congénitale par le virus Zika après l’accouchement peut être effectué au moyen d’un échantillon de tissu placentaire, ou de sang du cordon ombilical ou du nouveau-né, tandis que le test de confirmation de l’infection congénitale est réalisé au moyen de LCR. Il faut noter que la quantité d’ARN viral chez les nouveau-nés ou les fœtus ayant été infectés plusieurs semaines avant le prélèvement des échantillons ne sera possiblement plus détectable.

Dépistage et prise en charge

Évaluation des femmes non enceintes de retour de pays où le virus est endémique

Le test de dépistage (PCR) du virus Zika devra être envisagé chez tout voyageur malade présentant des antécédents cliniques et épidémiologiques compatibles avec une infection par le virus Zika, chez qui les symptômes sont apparus au cours des trois jours suivant leur arrivée, ou au cours des 14 jours suivant leur départ, d’un pays où la transmission du virus Zika est présente ou répandue. Il convient également, dans les cas appropriés, de dépister les autres infections virales apparentées de même que le paludisme.

Les tests sérologiques devraient être envisagés pour les voyageurs masculins de retour au pays dont la maladie compatible est résolue, et qu’il s’est écoulé au moins deux semaines après l’exposition, afin d’évaluer la possibilité de contagiosité aux partenaires sexuels.

Les tests sérologiques de sujets de sexe masculin ayant voyagé dans une région dans laquelle des cas de transmission du virus Zika ont été signalés, mais dans laquelle aucun antécédent de symptômes associés n’a été signalé, seront pris en compte si leur partenaire prévoit tomber enceinte dans les six mois suivant un voyage dans une région touchée. Les échantillons doivent être prélevés au moins deux semaines après le retour et une sérologie de suivi est conseillée plusieurs semaines après en raison des possibles variations dans la réponse immunitaire à l’infection virale.

Un résultat négatif au test pour un patient symptomatique ou asymptomatique, qu’il s’agisse d’une première sérologie ou d’une sérologie de suivi (p. ex. si le premier test est indéterminé), indique qu’une récente infection par le virus Zika est très peu probable. Dans cette situation, et en dehors du contexte d’une grossesse, les patients (et leurs partenaires) pourraient envisager d’arrêter de suivre les recommandations liées à la prévention de la transmission sexuelle du virus Zika. Cette décision doit être prise en consultation avec un fournisseur de soins de santé, et doit être établie en fonction du contexte plus large de la probabilité d’infection, et des valeurs et préférences du patient. L’utilisation d’une méthode barrière au cours de la période de dépistage est fortement recommandée.

En outre, le dépistage, avant la conception, de l’homme ou de la femme ayant voyagé dans une zone de transmission de ce virus, mais sans antécédent de symptômes associés, sera pris en compte au cas par cas par le Laboratoire national de microbiologie (LNM) si la conception ne peut être retardée pour des raisons médicales. Dans ces circonstances, il est recommandé que les résultats des tests soient utilisés tel qu’il est décrit ci-dessus. Il se peut qu’il soit nécessaire de discuter de ces cas avec votre laboratoire local ou provincial avant de commander le test.

Le dépistage de patients asymptomatiques simplement par curiosité à propos de leur état sérologique ne serait pas une utilisation prudente des ressources limitées. Étant donné que certains troubles neurologiques tel que le SGB, se sont produits à la suite d’une infection par le virus Zika, on doit conseiller aux voyageurs de retour au pays de rapporter tout symptôme neurologique à leur médecin. La découverte d’un SGB ou d’un autre syndrome neurologique inhabituel exige l’exploration des antécédents de voyage pour le patient et les partenaires sexuels masculins. L’avis d’un spécialiste sera demandé si l’on croit que le virus Zika pourrait être associé à la maladie.

Dépistage en cas de grossesse

Évaluation des femmes enceintes qui ont voyagé dans une zone à risque

Les fournisseurs de soins de santé doivent s’enquérir des antécédents de voyage de leurs patientes enceintes, y compris les renseignements pertinents liés aux antécédents de voyage de leur(s) partenaire(s). Toute patiente mentionnant avoir, elle-même ou son partenaire, récemment voyagé dans une région à risque doit faire l’objet d’une évaluation plus approfondie.

Le test de dépistage chez la femme enceinte asymptomatique est recommandé et devra être discuté au cas par cas avec la patiente et son fournisseur de soins de santé. Le dépistage comprendrait un test sérologique au moins deux semaines suivant la dernière exposition possible, ainsi que des échographies régulières du fœtus, à une fréquence déterminée en consultation avec l’obstétricien de la femme jusqu’à ce que la sérologie soit négative. L’utilité des tests sérologiques dépend en partie des délais de réception des résultats, qui peuvent faire l’objet d’une discussion avec le laboratoire local. La décision de procéder ou non au test de dépistage devra notamment tenir compte de l’utilisation des résultats que l’on fera pour guider la conduite subséquente, par exemple la découverte d’un pronostic fœtal défavorable justifiant des conseils professionnels appropriés.

Les femmes enceintes et leur partenaire pourraient à juste titre être préoccupés par le risque d’infection de leur fœtus par le virus Zika et demander à être conseillés sur la meilleure marche à suivre, y compris la question d’interruption de la grossesse. On ignore le risque d’infection verticale (avec des séquelles cliniques) dans le cas d’une infection symptomatique ou asymptomatique chez la mère dans un trimestre de grossesse donné, mais il semble plus élevé au cours du premier trimestreNote de bas de page 8. Toutefois des séquelles graves ont été signalées après l’apparition d’infections à tous les stades de grossesseNote de bas de page 70. Ces incertitudes laissent entrevoir la difficulté du counseling lié aux grossesses. Quoi qu’il en soit, les discussions et la prise de décisions éclairées au sujet des options à utiliser dans la prise en charge d’une infection par le virus Zika durant la grossesse, comme dans celle de toute autre infection ou anomalie congénitale, exigent une consultation rigoureuse auprès d’un spécialiste de la médecine fœto-maternelle ou d’un autre spécialiste connaissant bien les maladies infectieuses de l’appareil reproducteur. Les conseils que nous prodiguons aux patientes s’affineront à mesure que s’éclairciront les risques liés aux infections par le virus Zika pendant une grossesse, le tout afin d’aider chaque patiente à prendre sa propre décision au sujet de sa grossesse.

Évaluation des femmes enceintes présentant des symptômes évoquant une infection par le virus Zika

Les tests (y compris la PCR) devraient être offerts aux femmes enceintes qui présentent des signes et des symptômes aigus compatibles avec une infection par le virus Zika. Tel qu’il est décrit ci-dessus, la RT-PCR et le test sérologique devraient tous deux être prescrits aux patients malades en phase aiguë dont les symptômes sont apparus depuis moins de 10 jours, afin de maximiser la sensibilité. Pour les patients convalescents chez qui les symptômes sont apparus il y a plus de 10 jours, seul le test sérologique devrait être prescrit. Une surveillance au moyen d’échographies répétées est indiquée, sauf si la femme présente un résultat négatif aux tests de dépistage en laboratoire. Les femmes dont le fœtus présent une anomalie congénitale présumée devraient également se voir offrir un dépistage si elle ou son partenaire s’est rendu dans toute région où la transmission du virus Zika pourrait se produireNote de bas de page 1,Note de bas de page 2, même à un faible niveau.

Les données actuelles ne permettent pas d’estimer le risque de microcéphalie ou d’autres événements indésirables liés à la grossesse chez une femme connue pour être infectée par le virus Zika. Bien qu’on puisse mesurer le périmètre crânien et le diamètre bipariétal dès la 15e semaine, il n’y a pas d’âge gestationnel précis à partir duquel la microcéphalie peut être exclue. On recommande des échographies régulières pour le suivi étroit des mesures décrites ci-dessus et leur tendance au fil du temps. Il est possible que les changements dans l’anatomie intracrânienne ne puissent être expliqués qu’à un stade avancé du troisième trimestre, ou plus tard.

Évaluation du fœtus des femmes enceintes atteintes d'une infection causée par le virus Zika

On recommande aux femmes enceintes atteintes du virus Zika ou soupçonnées d’en être atteintes (si les résultats des tests sont attendus) et aux voyageuses enceintes asymptomatiques qui reviennent de régions à risque et qui attendent un diagnostic de passer une série d’échographies (toutes les trois ou quatre semaines) afin d’évaluer les risques et d’obtenir des conseils. La voyageuse enceinte asymptomatique dont le fœtus montre des calcifications dans le système nerveux central ou une microcéphalie à l’échographie devrait envisager de subir un test de dépistage spécifique du virus Zika (p. ex. amniocentèse), en plus d’autres études destinées à déceler d’autres étiologies, afin que l’on puisse déterminer le mieux possible la cause probable de l’anomalie.

Évaluation d'un nourrisson né d'une femme atteinte d'une infection par le virus Zika ou d'un nourrisson soupçonné d'être atteint d'une telle infection congénitale ou CZS

Les nourrissons nés de femmes présentant une infection par le virus Zika confirmée ou présumée pendant leur grossesse, de même que les nourrissons présentant une microcéphalie, des calcifications intracrâniennes, une ventriculomégalie, de graves anomalies structurelles du système nerveux central ou d’autres symptômes d’une infection congénitale par le virus Zika et nés d’une femme ayant possiblement été exposée au virus, devraient également subir des tests de dépistage. Ces tests comprennent le test sérologique, la PCR du sérum (cordon ombilical ou échantillon du nourrisson) ainsi que la PCR du placenta; advenant le prélèvement d’un échantillon de LCR, celui-ci peut aussi être envoyé aux fins de la PCR et du test sérologique. La prise en charge est en constante évolution et les nourrissons qui sont des cas soupçonnés ou confirmés de CZS subissent également d’autres tests plus approfondis, notamment : des tests de laboratoire systématiques (FSC et enzymes hépatiques), une échographie de la tête, un examen ophtalmologique et une évaluation de l’audition tel qu’il est décrit dans les lignes directrices actuelles par la Société canadienne de pédiatrie (SCP)Note de bas de page 77. Il faut s’assurer de prendre les mesures nécessaires pour effectuer un bilan exhaustif englobant les autres causes possibles importantes et traitables d’infection congénitale, comme le cytomégalovirus et la toxoplasmose. Le neurodéveloppement des nourrissons présentant un syndrome congénital confirmé associé à l’infection au virus Zika doit être suivi tout au long de la petite enfance afin d’évaluer la possibilité de séquelles à long terme.

Les nourrissons nés de femmes présentant les symptômes d’une infection par le virus Zika active au moment de l’accouchement courent un risque de transmission périnatale de la maladie. Dans les quelques cas limités d’infection périnatale signalés jusqu’à maintenant, peu ou pas ont démontré de symptômes ni d’anomalies de laboratoire (éruption cutanée et thrombocytopénie)Note de bas de page 41. Quoi qu’il en soit, ces nourrissons doivent tout de même être surveillés étroitement en raison du spectre inconnu de la maladie potentielle liée à cette nouvelle infection. Le test sérologique et la PCR sur échantillon de sérum sont recommandés durant la maladie aiguë.

Traitement

Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement précis pour traiter une infection par le virus Zika. Le traitement en est un de soutien et consiste en la prescription d’antipyrétiques (acétaminophène durant la grossesse), d’une hydratation et de repos. L’aspirine et autres médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont à éviter jusqu’à ce que le diagnostic de la dengue puisse être écarté afin de réduire le risque d’hémorragieNote de bas de page 78. En général, la maladie symptomatique dure sept jours ou moins. Des soins médicaux d’urgence sont recommandés en présence de tout symptôme associé au SGB, et il importe que les fournisseurs de soins de santé soient informés des voyages récents du patient dans une région où circulent le virus Zika et/ou les symptômes de cette infection.

Advenant une infection par le virus Zika confirmée pendant la grossesse, une consultation auprès d’un spécialiste de la médecine fœto-maternelle ou d’un infectiologue sera demandée. La présence d’une microcéphalie, de calcifications intracrâniennes ou d’autres anomalies requiert les conseils appropriés d’un néonatalogiste et d’un spécialiste pédiatrique en maladies contagieuses prodigués aux parents au sujet du développement neurologique potentiel de leur nourrisson.

Recommandations pour le virus Zika

Recommandations
Mesure à prendre Groupe Recommandation

Décision de voyager dans des régions à risque

Tous les voyageurs

Les fournisseurs de soins de santé devraient discuter des connaissances actuelles sur le virus Zika, des risques associés ainsi que des préférences et des valeurs des patients. Certains voyageurs peuvent décider de reporter un voyage dans une région à risque.

Femmes enceintes

Les femmes enceintes devraient éviter de voyager dans des régions à risque.

Femmes prévoyant une grossesse

Les femmes prévoyant une grossesse devraient envisager de reporter un voyage dans une région à risque.

Prévention de la transmission par les moustiques

Tous les voyageurs

Tous les voyageurs qui se rendent dans des régions à risque doivent respecter strictement les recommandations en matière d’utilisation de mesures de protection individuelle contre les piqûres de moustiques à toute heure du jour et de la nuit.

Prévention de la transmission sexuelle

Femmes enceintes et leur partenaire

Les couples devraient pratiquer l’abstinence ou utiliser des condoms lorsqu’ils se trouvent dans une région à risque.

Les femmes enceintes ou les femmes qui ont été dans une région à risque doivent suivre les mêmes précautions que celles recommandées pour les femmes qui ne sont pas enceintes après leur retour d’une zone à risque (p. ex. utiliser des préservatifs ou pratiquer l’abstention pendant deux mois afin d’éviter d’infecter leurs partenaires.

Les hommes qui ont été dans une région à risque doivent pratiquer l’abstinence ou utiliser des condoms pendant toute la durée de la grossesse.

Couples prévoyant une grossesse

Les femmes prévoyant une grossesse devraient attendre au moins deux mois après leur retour d’une région à risque avant de tenter de concevoir un enfant.

Les partenaires masculins qui se sont rendus dans une région à risque devraient attendre six mois après leur retour avant de tenter de concevoir un enfant.

Couples dont la femme n’est pas enceinte ou ne prévoyant pas actuellement une grossesse

Les partenaires masculins qui ont voyagé dans une région à risque devraient envisager l’utilisation de condoms pendant une période de six mois après leur retour.

Les partenaires féminines qui se sont rendues dans une région à risque doivent envisager d’utiliser des condoms ou d’autres méthodes de barrière pendant deux mois après leur retour.

Dépistage et prise en charge

Tous les voyageurs

Le test de dépistage devra être envisagé chez tout voyageur malade présentant des antécédents cliniques et épidémiologiques compatibles avec une infection par le virus Zika, chez qui les symptômes sont apparus au cours des trois jours suivant leur arrivée dans une région à risque, ou au cours des 14 jours suivant leur départ d’une telle région.

La RT-PCR et le test sérologique doivent tous deux être prescrits aux patients malades en phase aiguë dont les symptômes sont apparus depuis moins de 10 jours, afin de maximiser la sensibilité.

Pour les patients convalescents chez qui les symptômes sont apparus il y a plus de 10 jours, seul le test sérologique devrait être prescrit.

Partenaires masculins

Les tests sérologiques peuvent être envisagés pour les voyageurs masculins de retour au pays dont la maladie compatible est résolue, et qu’il s’est écoulé au moins deux semaines après l’exposition, afin d’évaluer la possibilité de contagiosité aux partenaires sexuels.

Les tests sérologiques de sujets de sexe masculin ayant voyagé dans une région dans laquelle des cas de transmission du virus Zika ont été signalés, mais dans laquelle aucun antécédent de symptômes associés n’a été signalé, seront pris en compte si leur partenaire prévoit tomber enceinte dans les six mois suivant un voyage dans une région touchée.

Les échantillons doivent être prélevés au moins deux semaines après le retour et une sérologie de suivi est conseillée plusieurs semaines après en raison des possibles variations dans la réponse immunitaire à l’infection virale.

Sérologie négative

Un résultat négatif pour un patient symptomatique ou asymptomatique (homme ou femme), qu’il s’agisse d’une première sérologie ou d’une sérologie de suivi (p. ex. si le premier test est indéterminé), indique qu’une récente infection par le virus Zika est très peu probable. Dans cette situation, et en dehors du contexte d’une grossesse, les patients (et leurs partenaires) pourraient envisager d’arrêter de suivre les recommandations liées à la prévention de la transmission sexuelle du virus Zika. Cette décision doit être prise en consultation avec un fournisseur de soins de santé, et doit être établie en fonction du contexte plus large de la probabilité d’infection, et des valeurs et préférences du patient.

Toutes les femmes enceintes

Toutes les patientes enceintes ayant voyagé dans une région à risque devraient subir une évaluation plus approfondie.

Femmes enceintes asymptomatiques

Les femmes enceintes asymptomatiques devraient envisager un test de dépistage qui comprendrait un test sérologique au moins deux semaines après la dernière exposition possible ainsi que des échographies régulières (sauf si séronégative), à une fréquence déterminée en consultation avec l’obstétricien de la femme.

Femmes enceintes symptomatiques

La RT-PCR et le test sérologique doivent tous deux être prescrits aux patientes malades en phase aiguë dont les symptômes sont apparus depuis moins de 10 jours, afin de maximiser la sensibilité.

Pour les patientes convalescentes chez qui les symptômes sont apparus il y a plus de 10 jours, seul le test sérologique devrait être prescrit.

Une surveillance au moyen d’échographies répétées est indiquée, sauf si la femme présente un résultat négatif aux tests de dépistage en laboratoire, y compris un résultat négatif au test sérologique au moins deux semaines après la dernière exposition possible.

Fœtus des femmes enceintes atteintes d’une infection par le virus Zika confirmée ou présumée

Les femmes enceintes atteintes d’une infection par le virus Zika confirmée ou présumée durant la grossesse devraient subir une série d’échographies (toutes les trois ou quatre semaines).

Nourrissons dont la mère est atteinte d’une infection par le virus Zika confirmée ou présumée ou d’un syndrome congénital associé à l’infection au virus Zika présumé

Les nourrissons nés de femmes présentant une infection par le virus Zika confirmée ou présumée pendant leur grossesse, de même que les nourrissons présentant une microcéphalie, des calcifications intracrâniennes ou d’autres symptômes du syndrome congénital confirmé associé à l’infection au virus Zika et nés d’une femme ayant possiblement été exposée au virus, devraient également subir des tests de dépistage.

Ces tests comprennent le test sérologique, la PCR du sérum (cordon ombilical ou échantillon du nourrisson) ainsi que la PCR du placenta; advenant le prélèvement d’un échantillon de LCR, celui-ci peut aussi être envoyé aux fins de la PCR et du test sérologique.

Nourrissons atteints d’une infection congénitale par le virus Zika confirmée ou présumée

Les nourrissons présentant une infection/syndrome congénitale par le virus Zika, confirmée ou présumée, devraient également subir des tests plus approfondis, notamment certaines analyses de laboratoire courantes (FSC et enzymes hépatiques), une échographie de la tête, un examen ophtalmologique et une évaluation de l’audition.

Le neurodéveloppement des nourrissons présentant un syndrome congénital confirmé associé à l’infection au virus Zika doit être suivi tout au long de la petite enfance afin d’évaluer la possibilité de séquelles à long terme.

Veuillez consulter les lignes directrices de la SCPNote de bas de page 77

Traitement

Cas de femmes enceintes

Acétaminophène, hydratation et repos. L’aspirine et les autres médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens sont à proscrire jusqu’à ce que le diagnostic de la dengue puisse être écarté. Des soins médicaux d’urgence sont recommandés pour tous les symptômes associés au syndrome de Guillain-Barré. Il est conseillé de consulter un spécialiste en médecine materno-fœtale ou un spécialiste en maladies infectieuses. Si des anomalies fœtales sont repérées, un counseling approprié doit être offert.

Cas de femmes non enceintes

Antipyrétiques, hydratation et repos. L’aspirine et les autres médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens sont à proscrire jusqu’à ce que le diagnostic de la dengue puisse être écarté. Des soins médicaux d’urgence sont recommandés pour tous les symptômes associés au syndrome de Guillain-Barré ou à d’autres syndromes neurologiques.

Autres ressources et liens utiles

Remerciements

La présente déclaration a été élaborée par le groupe de travail sur le virus Zika composé des participants suivants : Libman M (président), Boggild A, Brophy J, Bui Y, Drebot M, Geduld J, McCarthy A, Safronetz D, Schofield S, Tataryn J, Vanschalkwyk J, Yudin M et approuvé par le CCMTMV.

Le CCMTMV reconnaît et apprécie la contribution d’Elspeth Payne à cette déclaration.

Membres du CCMTMV : McCarthy A (présidente), Acharya A, Boggild A, Brophy J, Bui Y, Crockett M, Greenaway C, Libman M, Teitelbaum P et Vaughan S.

Membres de liaison : Audcent T (Société canadienne de pédiatrie), et Pernica J (Association pour la microbiologie médicale et l’infectiologie Canada).

Membres d’office : Marion D (Centre des services de santé des Forces canadiennes, ministère de la Défense nationale), Rossi C (Direction des services de santé  des Forces canadiennes, ministère de la Défense Nationale), McDonald P (Bureau des sciences médicales , Santé Canada), et Schofield S (Entomologie de la lutte antiparasitaire, ministère de la Défense nationale).

Conflit d’intérêts

Aucun déclaré.

Références

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

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Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Advice for people living in or traveling to South Florida. 2016; Accès : http://www.cdc.gov/zika/intheus/florida-update.html. Consulté le 4 octobre 2016.

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Note de bas de page 15

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Note de bas de page 16

Brito Ferreira ML. Neurologic Manifestations of Arboviruses in the Epidemic in Pernambuco, Brazil. American Academy of Neurology 68th Annual Meeting 2016.

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Note de bas de page 17

Davidson A, Slavinski S, Komoto K, Rakeman J, Weiss D. Suspected Female-to-Male Sexual Transmission of Zika Virus – New York City, 2016. Morb Mortal Wkly Rep 2016 Jul 22;65(28):716-717.

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Note de bas de page 18

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Note de bas de page 19

Foy BD, Kobylinski KC, Chilson Foy JL, Blitvich BJ, Travassos da Rosa A, Haddow AD, et al. Probable non-vector-borne transmission of Zika virus, Colorado, USA. Emerg Infect Dis 2011;17(5):880-882.

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Note de bas de page 20

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Note de bas de page 21

Hills SL, Russell K, Hennessey M, Williams C, Oster AM, Fischer M, et al. Transmission of Zika Virus Through Sexual Contact with Travelers to Areas of Ongoing Transmission – Continental United States, 2016. Morb Mortal Wkly Rep 2016;65(8):215-216.

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Note de bas de page 22

Deckard DT, Chung WM, Brooks JT, Smith JC, Woldai S, Hennessey M, et al. Male-to-Male Sexual Transmission of Zika Virus – Texas, January 2016. Morb Mortal Wkly Rep 2016;65(14):372-374.

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Note de bas de page 23

Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV). Déclaration relative aux mesures de protection individuelle pour prévenir les piqûres ou morsures d'arthropodes. Relevé des maladies transmissibles au Canada 2012;38(DCC-3):1-20.

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Note de bas de page 24

Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages. Déclaration relative à la voyageuse enceinte. Relevé des maladies transmissibles au Canada 2010;36(DCC-2):1-44.

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Note de bas de page 25

Dick GW. Epidemiological notes on some viruses isolated in Uganda (Yellow fever, Rift Valley fever, Bwamba fever, West Nile, Mengo, Semliki forest, Bunyamwera, Ntaya, Uganda S and Zika viruses). Trans R Soc Trop Med Hyg 1953;47(1):13-48.

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Note de bas de page 26

Dick GWA. Zika virus (II). Pathogenicity and physical properties. Trans R Soc Trop Med Hyg 1952;46(5):521-534.

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Note de bas de page 27

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Note de bas de page 28

Cao-Lormeau VM, Roche C, Teissier A, Robin E, Berry AL, Mallet HP, et al. Zika virus, French Polynesia, South Pacific, 2013. Emerg Infect Dis 2014;20(6):1085-1086.

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Note de bas de page 29

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Note de bas de page 30

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Note de bas de page 31

Tognarelli J, Ulloa S, Villagra E, Lagos J, Aguayo C, Fasce R, et al. A report on the outbreak of Zika virus on Easter Island, South Pacific, 2014. Arch Virol 2015;ePub.

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Note de bas de page 32

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Note de bas de page 33

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Note de bas de page 34

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Note de bas de page 37

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Note de bas de page 38

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Note de bas de page 39

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Note de bas de page 40

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Note de bas de page 41

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Note de bas de page 43

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Note de bas de page 44

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Note de bas de page 45

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Note de bas de page 46

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Note de bas de page 47

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Note de bas de page 49

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Note de bas de page 51

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Note de bas de page 55

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Note de bas de page 59

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Note de bas de page 71

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Note de bas de page 72

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Note de bas de page 73

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Note de bas de page 76

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Note de bas de page 77

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Note de bas de page 78

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