Surveillance de la maladie de Lyme

Apprenez à propos de la surveillance de la maladie de Lyme au Canada. Également, découvrez combien de cas de maladie de Lyme chez les humains ont été signalés.

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Surveillance de la maladie de Lyme au Canada

Le gouvernement du Canada participe aux activités de surveillance afin de recenser le nombre de personnes atteintes de la maladie de Lyme et les emplacements des populations de tiques. Il effectue ces activités en partenariat avec :

  • les organismes de santé publique provinciaux et territoriaux
  • les autorités de la santé
  • d'autres experts

La surveillance est effectuée de 3 manières :

  • le signalement des cas de maladie de Lyme chez les humains par les organismes de santé publique provinciaux et territoriaux
  • soumission volontaire de tiques recueillies sur des personnes et des animaux par des médecins et des vétérinaires (connue comme surveillance passive des tiques)
  • études sur le terrain afin de recueillir les tiques dans l'environnement (connue comme surveillance active des tiques)

Les emplacements où les tiques et la maladie de Lyme ont été confirmés au cours de nombreuses années de surveillance sur le terrain sont appelés zones endémiques connues. La confirmation est basée sur :

  • la surveillance active sur le terrain a révélé la présence de nombreuses tiques à 1 ou plusieurs visites
  • l'agent pathogène de la maladie de Lyme a été détecté chez les tiques ou les animaux recueillis dans le site

Une zone endémique présumée est identique à une zone endémique sauf que des tiques et que l'agent pathogène de la maladie de Lyme n'ont pas été découverts depuis plus d'une année.

Les emplacements où les tiques vectrices de la maladie de Lyme ont été détectées par une surveillance active sont considérés comme étant des zones à risque. (Consulter la carte) La présence de B. burgdorferi ne doit pas être détectée dans les échantillons (tique ou animal) pour qu'une zone soit considérée comme zones à risque.

Par la surveillance, le Gouvernement du Canada peut déterminer les tendances dans les nombres de cas de maladie de Lyme et les endroits au Canada où il existe un risque de contracter la maladie de Lyme. Le plus grand risque est présent là où les tiques porteuses de l'agent causant la maladie de Lyme se retrouvent. La surveillance des années récentes indique que les populations établies de tiques à pattes noires se propagent. Toutefois, alors que le nombre de tiques augmente dans l'est et le centre du Canada, le ministère de la Santé de la Colombie-Britannique indique que ce n'est pas le cas en Colombie-Britannique.

Colombie-Britannique

En Colombie-Britannique (C.-B.), les zones endémiques connues et suspectes de la maladie de Lyme sont :

  • l'île de Vancouver,
  • la partie sud de la C.-B. continentale
  • la côte de la Colombie-Britannique faisant face à l'île de Vancouver

Les zones à risque comprennent :

  • les vallées des rivières de la région sud de la province

Le ministère de la Santé de la C.-B. a signalé un plafonnement du nombre de populations de tiques infectées au cours de la dernière décennie. Ces résultats contrastent avec  la propagation observée dans le reste du Canada, cette tendance s'explique par :

  • Les tiques à pattes noires de l'Ouest se sont répandues beaucoup plus tôt que les tiques à pattes noires trouvées dans le Canada central et l'Est.
  • le fait que beaucoup moins de tiques à pattes noires de l'Ouest sont infectées par l'agent pathogène de la maladie de Lyme par rapport aux tiques à pattes noires retrouvées dans le Canada central et  l'Est.

Manitoba

Au Manitoba, les zones connues ou présumées de la maladie de Lyme sont :

  • la rive ouest du lac des Bois
  • l'escarpement de Pembina, y compris le parc provincial de la vallée du Pembina
  • la région de Saint-Malo
  • région de Vita et d'Arbakka, y compris la rivière Roseau
  • le parc provincial Beaudry
  • la rivière Assiniboine
  • les zones près des forêts provinciales Agassiz et Sandilands

Les zones à risque comprennent :

  • des sections du sud du Manitoba le long de la frontière avec les États-Unis, du sud de Brandon au lac des Bois
  • certaines zones aux alentours de Winnipeg

Ontario

En Ontario, les zones endémiques connues de la maladie de Lyme sont :

  • le parc national de la pointe Pelée
  • les parcs provinciaux Rondeau et Turkey Point
  • la péninsule de la pointe Long, y compris le parc provincial de la pointe Long et la réserve de faune nationale
  • la tourbière Wainfleet près de Welland, dans la péninsule du Niagara
  • la pointe-Prince-Édouard
  • des sections du parc national des Mille-Îles

Les zones à risque comprennent :

  • des emplacements aux alentours de Kingston
  • le long de la vallée du Saint-Laurent jusqu'à la frontière avec le Québec et au nord-est vers Ottawa
  • l'ouest de l'Ontario dans la région du lac des Bois
  • le parc Pinery sur la rive du lac Huron
  • la région de la léRouge Valley à l'est de Toronto

Québec

Au Québec, les zones endémiques connues de la maladie de Lyme sont :

  • la Montérégie (au sud du Québec)

Les zones à risque comprennent :

  • une grande partie de la Montérégie
  • certaines parties de l'Estrie
  • des sections du Centre du Québec

Nouveau-Brunswick

Au Nouveau-Brunswick, les zones endémiques connues de la maladie de Lyme sont :

  • la région de Millidgeville de Saint John
  • North Head sur l'île Grand Manan

Nouvelle-Écosse

En Nouvelle-Écosse, les zones endémiques connues de la maladie de Lyme sont :

  • la municipalité régionale d'Halifax
  • des régions dans les comtés de Lunenburg, de Shelburne, de Yarmouth, de Pictou et de Queens

Les zones à risque possibles comprennent des lieux aux alentours de ces régions.

Autres régions

Puisque les tiques se fixent aux oiseaux, elles peuvent être retrouvées dans les régions de l'ensemble du Canada, autres que celles mentionnées ci-dessus. La surveillance continue du gouvernement du Canada aide à l'identification de la propagation des populations de tiques à pattes noires au Canada.

Puisque les populations de tiques localisées peuvent se propager, il est difficile de définir les limites géographiques d'une population. Les Canadiens vivant ou visitant des régions près des populations de tiques établies sont invités à prendre des précautions contre les tiques.

La maladie de Lyme est devenue une maladie à déclaration obligatoire en 2009. Depuis, les autorités de santé publique provinciales et territoriales fournissent les données sur les cas chez les humains au Système de surveillance des maladies à déclaration obligatoire du Canada (SSMDC).

Également, certaines provinces fournissent des données plus détaillées sur la maladie de Lyme afin de documenter le programme amélioré de surveillance. Les données détaillées aident à mieux déterminer :

  • les tendances changeantes de la fréquence des cas
  • le risque à la population
  • les types de maladies cliniques (qui documentent le diagnostic et le signalement de la maladie de Lyme axés sur le clinicien)

Nombre de cas signalés de la maladie de Lyme

Le Gouvernement du Canada possède actuellement des données sur les cas de maladie de Lyme signalés entre 2009 et 2015:

  • 2009 : 144 cas
  • 2010 : 143 cas
  • 2011 : 266 cas
  • 2012 : 338 cas
  • 2013 : 682 cas
  • 2014 : 522 cas
  • 2015 : 707 cas (les données préliminaires)

Ces chiffres peuvent changer légèrement si les renseignements à jour proviennent des organismes de santé publique provinciaux ou territoriaux.

Le vrai nombre de cas doit être plus élevé, puisque les cas sont captés seulement s'ils sont obtenus dans les zones endémiques connues. Les professionnels de la santé au Canada ont un rôle essentiel à jouer dans l'identification des cas confirmés et probables de la maladie de Lyme.

Consultez la page « Renseignements pour les professionnels de la santé sur la maladie de Lyme » pour obtenir plus d'information sur :

  • les manifestations cliniques
  • les analyses en laboratoire
  • le traitement
  • la prévention
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